Les articles de nos reporters

Interview de Morgan Lavaux pour le tapis de fauteuil connecté Gaspard

600 000 personnes circulent en fauteuils roulants en France. Pour ces individus, une mauvaise position peut entraîner des pathologies qui induisent d'importantes souffrances physiques et psychologiques. GASPARD, un tapis intelligent et connecté, permet d'informer en temps réel les personnes à mobilité réduite et les aide à corriger leur posture.

 http://www.handitec.com/documents/2017/2017 03 Lhomme_ITw_Gaspard.pdf

Interview Éric Blanchet Directeur général de LADAPT

Entré à l'Adapt en 2005 comme directeur général adjoint, Eric Blanchet est directeur général de la structure depuis 2010. A l'occasion de la semaine pour l'emploi des personnes handicapées en novembre 2016, Handitec l'a rencontré pour vous.  – QUELLES ONT ETE VOS GRANDES ORIENTATIONS CES VINGT DERNIERES ANNEES ? – QUELLES SONT VOS PRIORITES POUR LA PROCHAINE PERIODE ?  – QUEL AVENIR A LONG TERME POUR LADAPT ?.......

 http://www.handitec.com/documents/2017/2017 01 Lhomme201612_ITw_eric blanchet.pdf

Interview Pascale Humbert

Il n'est pas toujours possible pour une personne déficiente visuelle de disposer d'un chien guide. Quelle solution envisager, dès lors, pour qu'elle puisse se déplacer de façon sécurisée, sans stress ni chocs ? C'est pour apporter une réponse concrète à cette question que la Fondation VISIO s'est engagée dans un programme de haute technologie, fondamental et ambitieux, pour l'autonomie des personnes aveugles ou malvoyantes : la canne blanche électronique. La Fondation VISIO intervient dans la recherche, la mise en place et la promotion de tous les moyens d'aide et d'assistance à la mobilité des personnes déficientes visuelles. Elle assure une veille technologique permanente et elle soutient activement les projets techniques et scientifiques les plus performants capables de renforcer l'autonomie des aveugles et des malvoyants. Rencontre avec Pascale Humbert, responsable mécénat

 http://www.handitec.com/documents/2016/Lhomme201612_ITw_Pascale Humbert.pdf

Interview Eric Bellion Vendée Globe 2016

Eric Bellion est le skipper de trois belles aventures à la voile ces dernières années : le tour du monde de Kifouine, Le Défi Intégration et Team Jolokia. Son message : nos différences sont une valeur ajoutée, la diversité est une force, handicap ne veut pas dire incapacité. Le nom de son nouveau projet pour le Vendée Globe : "Comme un seul homme". Découverte d'un matelot pas comme les autres

 http://www.handitec.com/documents/2016/Lhomme201610_ITw_Eric Bellion .pdf

Interview de Colette Roumanoff

Colette Roumanoff est metteur en scène et écrivain. Quand son mari a été diagnostiqué Alzheimer, elle n'a pas souhaité écouter d'avis trop négatifs, et a lutté pour maintenir son époux au mieux. Elle témoigne que l'affectif, l'émotion, l'intelligence, ne sont pas affectées par la maladie, au contraire. Elle a décidé d'adapter la vie quotidienne, l'environnement aux difficultés de repères, de temps, d'espace, de contexte, et de donner au maximum à Daniel la possibilité de rendre service, d'être utile. La maladie pousse à se détacher des valeurs clé de notre société : elle s'oppose à la rapidité, au zapping, à la compétition, au jugement, au stress. On vit même mieux sans ces exigences, insiste Colette Roumanoff. Avec sa fille Valérie, Colette anime le site Internet "http://www.alzheimer-autrement.org/" Rencontre avec une vraie battante :

 http://www.handitec.com/documents/2016/Lhomme201609_ITw_Colette Roumanoff .pdf

Interview de Julien DELAMORTE

A l'aube des présidentiels HANDITEC HANDROIT se propose de faire le portrait de femme ou d'homme handicapé qui ont choisi de faire entendre leur voix à travers un engagement politique. Nous commençons ces portraits par celui de Julien DELAMORTE malendant ... 3 questions pour chacun d'entre eux: 1/ comment êtes-vous entré en politique ? 2/ pourquoi avoir choisi "tel parti" 3/ quels  améliorations comptez-vous apporter dans le quotidien des personnes en situation de handicap ? Né en 1980 à Djibouti, Julien Delamorte est cadre dans une banque française. Il s'est engagé au sein de  Debout la France pour  rendre la justice sociale aux personnes handicapées Lui même malentendant, il milite pour démontrer que le handicap peut devenir une valeur ajoutée.

 http://www.handitec.com/documents/2016/Lhomme201607_ITw_Julien Delamorte.pdf

Interview avec Eric Le Douairon, Directeur associé de La Valériane

La Valériane propose des séjours vacances adaptés et sécurisés, encadrés par des professionnels de l'accompagnement santé. Dans des cadres enchanteurs, les séjours La Valériane répondent aux besoins et attentes de chaque situation de handicap de la personne souffrant de traumatisme crânien ou de cérébro-lésions. Explications d'Eric Le Douairon, directeur associé

 http://www.handroit.com/documents/2016/Lhomme201606_ITw_Valeriane.pdf

Interview de Pascal Hostachy

Il est plus difficile de maîtriser la langue française écrite pour un sourd que pour un non-voyant. Effectivement, puisque les sourds n'entendent pas, il est très compliqué pour eux d'acquérir une bonne expression écrite et il serait faux de penser qu'ils compensent intuitivement leur surdité par l'écrit. En réalité, ils doivent faire face à de réelles difficultés d'apprentissage ! Face à ce constat, Signes et Formations – organisme de formation spécialisé auprès des personnes sourdes - et le Projet Voltaire ont choisi de s'associer afin de les aider à acquérir les fondamentaux de l'écrit via un nouveau module en ligne ajusté et traduit en langue des signes. Rencontre avec Pascal Hostachy, responsable de ce projet.

 http://www.handroit.com/documents/2016/Lhomme201605_ITw_Pascal Hostachy projet voltaire.pdf

Interview de Laure VAGNEUR

Kapsys, constructeur Français de smartphones dédiés aux personnes déficientes visuelles propose depuis Janvier 2016 une nouvelle offre de service à tous ses utilisateurs, en collaboration avec l'équipe de formateurs en informatique adaptée de la Fédération des Aveugles de France. L'objectif de ce partenariat est de proposer des formations personnalisées et individuelles pour s'initier ou se perfectionner dans l'utilisation des smartphones SmartVision et SmartVision Lite. L'équipe de formateurs offre ainsi deux niveaux de prise en mains : « Débutant » ou « Perfectionnement » afin de répondre à toutes les attentes. Pour plus de flexibilité, les formations auront lieu soit au siège national de la Fédération des Aveugles de France, soit par téléphone ou visioconférence pour les utilisateurs résidant hors région parisienne. Explications de Laure Vagneur, responsable du développement commercial chez KAPSYS

 http://www.handroit.com/documents/2016/Lhomme201604_ITw_LAURE_VAGNEUR.pdf

Interview de Georges Bullion de l’association Messidor

Créée en 1975 par Vincent Verry, l'association MESSIDOR gère des établissements de travail protégé : Etablissements ou Services d'Aide par le Travail (ESAT) et des Entreprises Adaptées(EA) qui accueillent des personnes handicapées psychiques. Elle s'est d'abord implantée sur la région lyonnaise, puis s'est développée sur 5 départements de la région Rhône-Alpes : le Rhône, la Drôme, l'Isère, la Haute-Savoie et la Loire. L'association MESSIDOR propose un parcours de transition aux personnes fragilisées par des troubles psychiques. Dans ce cadre elle s'est fixé deux objectifs principaux : Un objectif Social : Proposer un travail et un accompagnement afin que ces personnes retrouvent leurs places dans la société. Un objectif Economique : Satisfaire ses clients par des prestations de qualité. Rencontre avec son président, Georges Bullion :

 http://www.handroit.com/documents/2016/Lhomme201603_ITw_georges _bullion_messidor.pdf

Interview de Dominique du PATY Handiréseau pour Femmes en Entreprises Adaptées( EA)

Handiréseau est un cabinet  de conseil et de formation spécialisé dans les achats auprès du secteur protégé ou  adapté. Handiréseau a souhaité proposer un évènement permettant aux entreprises adaptées de se réunir autour d'un thème.Cet évènement, c'est « Femmes en EA, qui a pour but de valoriser les Entreprises Adaptées et leurs particularités par le biais de Trophées remis lors des journées «Handiréseau ».  

 http://www.handroit.com/documents/2016/Lhomme201603_ITW_Dominique_du_Paty.pdf

Interview de Laetitia Carton

Laetitia Carton est réalisatrice de documentaires. Le 20 janvier, sort son nouveau film, " j'avancerai vers toi avec les yeux d'un sourd" adressé à son ami Vincent, mort il y a dix ans. Vincent était Sourd. Il l'avait initiée à la langue des signes. Avec ce film, la réalisatrice lui donne aujourd'hui des nouvelles de son pays, ce monde inconnu et fascinant, celui d'un peuple qui lutte pour défendre sa culture et son identité.

 http://www.handroit.com/documents/2016/Lhomme201602_ITW_Carton.pdf

2016

Interview pour la 600ème de l'Oeil et la Main

Créée en 1994, LOeil et la Main est une émission de télévision francophone bilingue (français et langue des signes) qui s'adresse aux sourds comme aux entendants. Elle est diffusée chaque lundi à 8 h 30 et rediffusée le samedi à 23 h 00 sur France 5. A cette occasion, nous vous proposons un entretien avec Laurent Valo et Alexandra Masbou, directeurs de collection de L'Oil et la Main. Rediffusion de l'émission samedi 19 décembre à 23.00.  L'émission sera en replay sur pluzz et sur le site émission de l'œil et la main

 http://www.handroit.com/documents/2015/Lhomme201512_600eme_oeil_et_main.pdf

Interview de Marie-Hélène Delaux Sabooj

Comment avez-vous créé Sabooj ? Jeune diplômée d'une école de commerce, je suis entrée au Crédit Lyonnais, désormais filiale du Crédit Agricole. J'ai exercé différents postes dans l'édition et la communication, avant d'assumer la responsabilité de la communication RH du groupe. À ce titre, j'ai découvert les missions sociétales au sein d'une grande entreprise comme la promotion de la diversité et l'intégration du personnel handicapé. C'est ainsi que je me suis familiarisée au modèle de l'entreprise adaptée. En 2007, je suis devenue responsable web d'une des filiales du Crédit Agricole, lorsque les prémices de la crise commençaient à se faire sentir.

 http://www.handroit.com/documents/2015/Lhomme201511_Interview_Sabooj.pdf

Interview de Catherine Simon

La robotique médicale est une réponse possible au vieillissement de la population. Elle est potentiellement capable de supprimer le mot handicap de notre vocabulaire. Des questions d'éthique et de valeurs doivent néanmoins être posées. Les robots d'assistance aux seniors à domicile peuvent aider à améliorer la prévention et contribuer à leur maintien chez eux, réduisant les dépenses de santé publiques, mais la question du financement de tels dispositifs et de l'accès, pour tous, aux technologies de santé de pointe doit être également posée. C'est pourquoi le salon Innoecho a été créé. Rencontre avec sa directrice, Catherine Simon.

 http://www.handroit.com/documents/2015/Lhomme201510_Interview_Catherine_Simon_Innoecho.pdf

Des jardins thérapeutiques pour des patients atteints d’Alzheimer

Terramie inaugure le jardin de St Quirin, en Moselle. C'est au cœur des montagnes vosgiennes dans l'un des plus beaux villages de France que Terramie, une entreprise spécialisée en création et accompagnement de jardins à visée thérapeutique, a inauguré le 22 mai le jardin de vie de St Quirin, en Moselle, situé au sein de l'unité Alzheimer de l'EHPAD La Charmille.......

 http://www.handroit.com/documents/2015/Lhomme201509_interview%20jardins%20therapeutiques.pdf

Interview de Catherine Pinglot, Président de l’Association le Petit Marc

Marc est un adolescent âgé de 13 ans, vivant à Orléans, atteint d’une maladie orpheline : "le syndrome de Nétherton. L’association " Le petit Marc " a été créée le 20 mai 2005. Elle a pour but de permettre d’assurer un soutien réactif permanent, financier et moral à cette famille orléanaise et de faire évoluer les mentalités et les dispositifs sociaux à l’égard des maladies orphelines. Rencontre avec sa présidente

 http://www.handitec.com/documents/2015/Lhomme201507_Interview association le Petit Marc.pdf

Interview Marion Pautrot

ENDY & Co est une marque de mode féminine, facile à porter, une marque qui pense à rendre le vêtement accessible aux femmes en situation de handicap. La marque ENDY & Co est né du constat que j'ai pu faire : il existe en France trop peu d'initiative de mode dite "adaptée" pour permettre aux personnes en situation de handicap (et en particuliers aux femmes) d'exprimer leur personnalité, leurs humeurs tantôt sexy, tantôt working girl ...

 http://www.handitec.com/documents/2015/Lhomme201506_Interview Marion_Pautrot.pdf

Interview Philippe Denormandie

Le docteur Philippe Denormandie est médecin, chirurgien à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches depuis 1990, spécialisé dans la neuro orthopédie adulte, au sein du service du Professeur Judet. En 2007, il a été nommé Directeur général adjoint de Korian. Il continue à exercer à temps partiel au sein de l'hôpital. C'est en 2013 qu'il devient Directeur de l'Institut du Bien Vieillir Korian avec une double mission : créer une prise de conscience collective auprès de l'opinion publique quant à la réalité de l'avancée en âge, et renforcer les connaissances sur les enjeux du Bien Vieillir, au service de l'intérêt général. L'Institut du Bien Vieillir se penche sur les solutions spécifiques à apporter aux personnes âgées et à leur entourage, tout en explorant la notion du plaisir de bien vieillir. Rencontre : ...

 http://www.handitec.com/documents/2015/Lhomme201505_Interview Philippe Denormandie.pdf

Interview de Jean-Charles Correa, Deafi

Deafi est le premier centre de relation client spécialisé dans la gestion des contacts avec les personnes sourdes ou malentendantes. La société a créé des centres d'appel pour les relations clients accessibles aux sourds et malentendants grâce à une plate-forme offrant plusieurs canaux de communication: webcam, visio 3G, Tchat, SMS, email, formulaire, fax et courrier. Rencontre avec Jean-Charles Correa, son fondateur

 http://www.handitec.com/documents/2015/Lhomme201504_Interview Jean Charles Correa-deafi.pdf

TALK DIFFERENT

Le concept de l'Application « Talk Different » a été pensé par Marie Spitz, maman d'une jeune fille, Pauline, autiste avec un trouble sévère du langage. Il y a plus de quinze ans, lorsqu'elle apprend le handicap qui touche sa fille, elle cesse son activité professionnelle, exercée après une école de Commerce Franco-Allemande et va dédier une grande part de son énergie à la cause du handicap… Maman d'une jeune fille de 21 ans Pauline, autiste avec un trouble sévère du Langage, Marie Spitz est impliquée dans différentes Associations et actions du Handicap depuis une vingtaine d'années…

 http://www.handitec.com/documents/2015/Lhomme201502_Talk_different.pdf

Rencontre avec le Dr Joël Crevoisier Fondation hospitalière Ste Marie

Les personnes victimes d'un traumatisme crânien ne souffrent pas seulement de paralysies. Il arrive que le schéma se complique avec des troubles sensoriels (visuel, auditif, sensibilité…) venant de la lésion cérébrale. Ces troubles peuvent être rééduqués et soignés. A la Fondation Hospitalière Ste Marie, le Dr Joël Crevoisier accompagne les patients souffrant de tels troubles. Rencontre.

 http://www.handitec.com/documents/2015/Lhomme201501_Interview dr Joel Crevoisier.pdf

Interview Jeanne Auber

Jeanne Auber est médecin. Tristan Auber est cadre dans une entreprise. Ils sont parents de 3 enfants dont l'aînée, Julie, est plurihandicapée de naissance. Ils ont raconté leur expérience dans le livre « Bonjour, jeune beauté ! », suivi par « Les exilés mentaux », un ouvrage sur le scandale français du placement des jeunes handicapés mentaux en Belgique. Rencontre avec une maman fatiguée, mais tonique....

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2014/Lhomme201412_Interview Jeanne Auber.pdf

Interview Mme VITALI

La présentation de moulages de sculptures de l'espace tactile est renouvelée pour la sixième fois depuis son ouverture en 1995. Dans cette galerie pédagogique de 80 m2 située dans les salles du département des Sculptures, l'espace tactile propose des présentations thématiques de moulages d'oeuvres célèbres ou moins connues dont les originaux sont exposés au Louvre. Ces moulages sont destinés à être touchés par les non-voyants, les malvoyants, les enfants ou les visiteurs qui souhaitent faire l'expérience de la perception tactile. Le thème sélectionné pour la période 2014-2017 est celui du corps nu et du corps habillé....

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2014/Lhomme201411_Interview_Mme_Vitali_Galerie_Tactile_Louvre.pdf

INTERVIEW de Jean Luc ODEYER,Fondateur de JLO

Aujourd'hui, de nombreuses entreprises peinent à arriver à employer suffisamment de travailleurs handicapés (6%) pour éviter de payer des amendes. C'est pourquoi des entreprises se sont créées pour les y aider. Le groupe JLO est spécialisé dans le recrutement de travailleurs handicapés. Composé de plus de 120 salariés, il aide et conseille plus de 270 entreprises à recruter des travailleurs handicapés. Le groupe est très attentif à la qualité de vie au travail. Rencontre avec son directeur, Jean-Luc Odeyer

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2014/Lhomme201410_interview_Jean_Luc_ODEYER.pdf

Interview d’Eric Viatalel, fondateur des Maisons de Marianne

Créé par le constructeur immobilier Marianne Développement en 2009, le label « Les Maisons de Marianne » est un concept innovant d'habitat social intergénérationnel répondant à une demande croissante des collectivités et bailleurs sociaux. Bien plus qu'un simple toit, les « Maisons de Marianne » constituent des lieux de vie répondant au risque d'isolement des personnes âgées et conçus pour accueillir d'autres populations (handicapés, mais aussi jeunes couples éligibles au logement social), permettant ainsi de préserver et de promouvoir l'insertion des seniors dans la collectivité. En outre, leur statut de logement social permet aux Maisons de Marianne de proposer des logements (du T1 au T3) dans le cadre des financements classiques PLS, PLUS et PLAI. Avec une retraite moyenne de 1256 euros par mois, les seniors voient là l'opportunité de préserver leur pouvoir d'achat tout en accédant à un logement adapté à leur perte d'autonomie .Rencontre avec leur fondateur, Eric Viatalel.

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2014/Lhomme201408_Maisons_Marianne.pdf

Danse en psychiatrie

Madeleine Abassade, danseuse, mène depuis trente ans, un travail acharné avec les soignants et les patients de l'Institut Marcel Rivière de la MGEN, seul hôpital à disposer d'un véritable théâtre, dans un grand parc avec des pavillons où sont soignés, souvent pendant des années, des patients, employés de l'Éducation Nationale. Depuis 2008, un groupe d'acteurs danseurs du pavillon D3 se retrouve au théatre de l'Institut et créée des performances. Inspirés par leurs découvertes au cours du temps dansé à l'hôpital, ils mettent en scène des instants de leur vie. Rencontre avec la chorégraphe :

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2014/Lhomme201407_danse_en_psychiatrie.pdf

Le rêve de marcher à nouveau

Wandercraft est une start-up qui souhaite aider les personnes en fauteuil roulant à atteindre un rêve inaccessible jusqu'à présent, pouvoir se relever et marcher sans aucune aide, et retrouver une mobilité et la sensation de marcher ! L'exosquelette Wandercraft offre la possibilité à l'utilisateur de se lever et s'asseoir, de se maintenir stable et de marcher à une vitesse normale, sans assistance ni béquilles.

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2014/Lhomme201406_wandercraft.pdf

Rencontre avec le directeur de la Fondation Sainte Marie

L'Hôpital de jour psycho gériatrique du Centre Paris Sud s'adresse aux personnes atteintes de maladie d'Alzheimer ou apparentées, et à leurs aidants. Lieu de soins, d'évaluation, de prévention et de gestion de crise, c'est aussi un lieu de formation et d'éducation, de recherche dans le cadre des thérapies non médicamenteuses. Doté d'une équipe pluridisciplinaire expérimentée, il propose un programme personnalisé de soins aux personnes malades et leurs aidants afin de préserver l'autonomie et la qualité de vie tout au long de l'évolution de la maladie. Il travaille en étroite collaboration avec le Centre Mémoire du Groupe hospitalier Paris Saint- Joseph, l'Hôpital Broca, ou l'hôpital Léopold Bellan, les réseaux de santé de proximité, et les médecins traitants. Il est un des éléments de la filière de soins gériatrique du Sud Parisien.

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2014/Lhomme2014_05_interview_fondationstemarie.pdf

Voyager en Egypte avec un handicap

Se sentant concerné par les voyageurs en situation de handicap, Ossama El Mallah a créé en 2008 sa propre agence de voyages afin de leur permettre de découvrir l'Egypte. Rencontre avec un aventurier militant.

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2014/Lhomme2014_04_interview elmallah_maquette.pdf

Pole Emploi Handipass

On entre dans l'agence par une porte très large, automatique, facile à franchir en fauteuil. Puis, dès l'entrée, on remarque le marquage au sol en relief destiné à guider le public aveugle. L'agence est également équipée d'une boucle magnétique pour les demandeurs d'emploi sourds, et les conseillers sont tous formés à l'accueil de ce public très particulier et disposent même d'interprètes en langue des signes. L'agence a en effet été rénovée et totalement adaptée en 2011. A l'origine, Handipass était un bureau de main d'œuvre créé pour reclasser les invalides de guerre. Il a été intégré à l'ANPE lors de la création de celle-ci.

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2014/Lhomme2014_02_Handipass.pdf

Interview de Marc TRUFFAUT, président de la Fédération Française de Sports Adaptés

En 2000, à Sydney, l'Espagne réussit les meilleurs Jeux paralympiques de son histoire en terminant troisième en nombre de médailles, avec un total de 107. Parmi ces titres paralympiques, l'un avait notamment retenu l'attention : celui obtenu par l'équipe de basket de déficients mentaux. Mais il a été ensuite établi qu'il n'y avait en réalité que deux déficients mentaux dans cette équipe, sur douze joueurs. Le scandale éclate quelques mois seulement après les Jeux. Carlos Ribagorda, un membre de l'équipe médaillée d'or, avait avoué dans la presse ne souffrir d'aucun handicap et indiqué que de nombreux athlètes de la délégation n'en avaient pas non plus

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2013/Lhomme2013_12_presidentFFSA.pdf

ALGESEM Centre d’Education Motrice de Garches

Le Centre d'Éducation Motrice est un centre de rééducation pour adolescents scolarisés au sein de l'Etablissement Régional d'Enseignement Adapté Jean Monnet. Anciennement appelé « Ecole Nationale pour Handicapés Moteurs (ENHM) », l'établissement a ouvert ses portes en 1966. Il accueillait 200 enfants entre 6 et 17 ans dont ¾ en internat. Il y avait essentiellement des pathologies d'IMC et de polio.

 http://handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2013/Lhomme2013_11_CEM.pdf

Interview de Sabine MANSUELLE,

Pour une personne sourde, il n’est pas toujours facile de se faire soigner. Comment communiquer avec son thérapeute, comprendre ses explications, ses conseils ? Peu de praticiens sont ouverts à cette frange de la population. Ostéopathe à Paris et en Haute Savoie, Sabine Mansuelle a décidé, en 2011, d’ouvrir cette pratique aux patients sourds.

 http://handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2013/Lhomme2013_05_Mansuelle.pdf

Le 17 juin 2006, a été posée à Palavas les Flots la première pierre du Kiosky.

Enfin un véritable lieu d’accueil de services, au cœur des villes, (dans les gares et aéroports, galeries commerciales, foires, hypermarchés,  expos, halls d’hôpitaux…) accessible à tous, sans exception.Kiosky est un concept urbain, une innovation citoyenne qui répond à la loi du 11 Février 2005 pour l’égalité des chances et des droits, et la participation à la citoyenneté des Personnes Handicapées.Utile pour tous, sans exception, c’est  un lieu où tout le monde est accueilli dans un esprit de services et d’assistance technique. C’est un lieu public où sont concentrés une multitude de services qu’une personne est en droit de repérer, d’atteindre et d’utiliser lors de ses promenades, une véritable conciergerie de ville.Chaque kiosque offre un sanitaire adapté,  véritable salle de bains en ville  avec WC, douche, lavabo, vidoir et douchette hygiénique, un espace chauffé ou rafraîchi pour se reposer, un espace communication avec un point phone, un point Internet, un service utile pour les personnes en fauteuil, des prises de courant 220 volts pour recharger les fauteuils les portables, les caméras, un espace courrier avec boîte aux lettres à hauteur, tablette d’écriture et distributeur de timbres, un espace banque avec un distributeur de billets adapté, un point consigne bagagerie, un espace chauffé ou rafraîchi pour se reposer, un espace communication avec un point phone, un point Internet, un service utile pour les personnes en fauteuil, des prises de courant 220 volts pour recharger les fauteuils les portables, les caméras, un espace courrier avec boîte aux lettres à hauteur, tablette d’écriture et distributeur de timbres, un espace banque avec un distributeur de billets adapté, un point consigne bagagerie, sans oublier une borne interactive d’infos pratiques et  un point d’informations locales concernant la ville, le département et la région, une borne allo menu, un appel secours, des extincteurs, un défibrillateur cardiaque. Ce lieu sera écologique, puisque construit selon les normes du développement durable (HQE) et notamment  fonctionne à l’énergie solaire…Il sera apposé sur ce kiosque un grand poster, qui reprendra sous forme de pictogrammes, toutes les règles d’accessibilité, ce sera en quelque sorte le logo, la marque de fabrication du  Kiosky  lieu ouvert à tous, pour que chacun puisse connaître ce que doivent  être les aménagements accessibles à Tous.

 http://handidialogue.free.fr/index.php/nos-projets/56-le-kiosky

Indépendants malgré le handicap

Interview de Sabrina Mary – UPTIH (Union Professionnelle des Travailleurs Indépendants Handicapés) Aujourd’hui, on recense plus de 50000 travailleurs indépendants handicapés ; on constate que leur nombre augmente. Malheureusement, ils ne sont pas représentés sur la scène publique. L’UPTIH, association loi 1901, se propose de le faire en valorisant leur initiative entrepreneuriale En 2008, Pauline Blanchard, étudiante à l’Essec, présente un projet d’association à Didier Roche, lui-même non-voyant co-fondateur et co-dirigeant des restaurants « Dans Le Noir ? » et du groupe Ethik Investment.....

 http://handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2013/Lhomme2013_04_Interview_de_Sabrina_Mary.pdf

Handisurf : Glisser sur les vagues, malgré le handicap

Quand les personnes en situation de handicap prennent une leon de surf, les surfeurs prennent une leon de vie, dit la page Facebook de lassociation nationale Handisurf.  Le surf est une discipline sportive qui semble a priori rserve aux biens portants, voire aux personnes trs sportives. Cest pourquoi il faut attendre 1997 pour voir un club de surf franais sintresser aux handicaps, population jusquici ignore par ce sport. Pourtant, beaucoup de personnes handicapes, surtout celles des membres infrieurs, sont attires par leau. En 1997 donc, l’Anglet Surf Club et le Vieux Boucau Surf Club dmarrent un programme d’tude, d’animation et d’information dans le but de faciliter l’accs la pratique du surf par les personnes handicapes. Cest un vaste chantier, car il n’y avait alors aucun historique sur lequel se baser, hormis quelques cas isols en Californie comme Terry Simms (Longboard en tandem avec paraplgique) et Bryan Lowdon (avec des enfants asthmatiques)......  

 http://handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2013/Lhomme2013_03_handisurf_aux_Embruns.pdf

Interview d’Odile Menneteau

L’Agefiph, Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées, a fêté ses 25 ans en 2012. L’organisme, chargé de collecter les contributions financières versées par les entreprises privées de vingt salariés et plus soumises à l’obligation d’emploi des personnes handicapées, est présidé depuis septembre 2012 par Odile Menneteau, 46 ans, qui prend la suite de Jean-Marie Faure. Elle est élue pour 3 ans. Administratrice du collège des employeurs depuis 6 ans et représentante du MEDEF, elle est titulaire d’un 3e cycle de management et de développement des ressources humaines. La nouvelle présidente est spécialiste des questions de l’emploi. A ce titre, elle est particulièrement en charge de l’emploi des jeunes, des cadres, de l’égalité professionnelle, des seniors et des personnes handicapées au sein de la Direction des relations sociales du MEDEF, en qualité de Directeur de Mission. Elle participe aux négociations nationales interprofessionnelles et siège dans plusieurs conseils d’administrations.

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2013/Lhomme201302_Interview_Odile_Menneteau.pdf

Les nouvelles technologies au service du handicap ?

Boire, manger, ramasser un objet au sol, attraper un objet en hauteur, tirer des rideaux, ouvrir ou fermer une porte ou une fenêtre, suivre un programme à la télévision, envoyer ou lire un sms ou un mail… autant de gestes quotidiens essentiels d’une simplicité enfantine pour bon nombre de personnes qui les effectuent sans même y penser. Des gestes simples lorsqu’on est autonome et qu’on possède tous ses sens mais qui peuvent devenir difficiles à exécuter, voir irréalisables pour une personne âgée ou handicapée. A l’heure où les nouvelles technologies envahissent nos vies et progressent à une vitesse incroyable, quelles innovations technologiques peuvent faciliter le quotidien des handicapés ? Bras robotisé contrôlé par la pensée, robot domestique pour personnes âgées ou handicapées, traducteur virtuel automatique vers la langue des signes pour personnes sourdes ou malentendantes, gant-téléphone pour personnes sourdes et aveugles… Les personnes handicapées ne sont pas oubliées par la technologie. Mais quelle est concrètement la possibilité de mise en oeuvre de ces innovations ? Quels problèmes pourraient éventuellement être rencontrés ?

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2013/Peley2013_01Article_nouvelles_technologies_au_service_du_handicap.pdf

Comment calmer la douleur ?

Le centre de traitement et d’évaluation de la douleur- Hôpital Ambroise Paré à Boulogne Message d’un corps malade, la douleur est un des symptômes qu’on souhaite le plus faire disparaître. C’est pourquoi un centre de traitement et d’évaluation de la douleur s’est ouvert à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne. Que sont les douleurs neuropathiques plus spécifiquement traitées dans ce centre ? Comment en vient-on à bout ?Voici une présentation de ce service et de ses réalisations. Caroline LHOMME05/04/2013

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2013/Lhomme201301_Douleur.pdf

Quels jouets pour les enfants handicapés ?

Parents, membres de la famille ou amis dans l’entourage d’enfants handicapés, bon nombre de personnes se sont interrogées au moment de choisir les cadeaux pour les fêtes de Noël : comment choisir un jouet pour un enfant handicapé ? Faut-il opter pour un jeu classique ou adapté ? Faut-il s’orienter vers un certain type de jeu plutôt qu’un autre en fonction du handicap de l’enfant ? Choisir un jouet à offrir à un petit handicapé peut en effet parfois être un vrai casse-tête, surtout pour les personnes qui ne le côtoient pas au quotidien ! Voici quelques éléments de réponse aux questions que vous vous êtes peut-être posées, en espérant que cela facilitera vos prochains achats de cadeaux pour les futurs Noël, fêtes, anniversaires ou autres occasions… Stéphanie PeyletLe 18/01/13

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2012014_peylet/quels_jouets_pour_les_enfants_handicapes.pdf

Jeux Paralympiques de Londres 2012, c’est parti !

17 jours après la clôture des Jeux Olympiques, la ville de Londres accueille, du 29 août au 9 septembre 2012, les 14ème Jeux Paralympiques. Au programme : 4 200 sportifs venant de 166 pays, parmi lesquels 164 sportifs français dont 154 handicapés, vont s’affronter dans 20 disciplines sportives pendant 9 jours de compétition avec 503 médailles d’or et plus de 485 podiums à la clé. Après le relais de la torche paralympique à travers Belfast, Edinburgh, Cardiff et Stoke-Mandeville, la cérémonie d’ouverture des Jeux Paralympiques aura lieu le mercredi 29 août à 19h30 au Stade Olympique en présence de la reine d’Angleterre. Quant au spectacle de la cérémonie de clôture, il sera rythmé par le groupe Coldplay. Stéphanie Peylet Le 03/09/2012

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2012010_peylet/Jeux_Paralympiques_2012.pdf

Le Crédit Agricole boucle son Tour de France des Compétences 2012 avec succès !

Du 30 juin au 22 juillet 2012 s’est déroulée la 99ème édition du mythique Tour de France de cyclisme. Difficile de passer à côté ! Mais un autre Tour de France, plus confidentiel, avait lieu quelques semaines auparavant : du 22 mai au 20 juin 2012, le Groupe Crédit Agricole a organisé la deuxième édition du Tour de France des Compétences Handicap et Emploi. L’objectif de ce dernier ? Aller à la rencontre du public et des demandeurs d’emploi handicapés grâce à une antenne mobile qui s’est arrêtée dans 35 villes étapes en France. Mercredi 18 juillet s’est déroulée la cérémonie d’arrivée de ce Tour de France des Compétences 2012, l’occasion de faire le bilan de cette manifestation originale. Stéphanie Peylet Le 01/09/2012

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2012009_peylet/Tour_France_competences_2012_CA.pdf

Les parcs nationaux de France accessibles à tous !

En cette période estivale vous avez envie de vous évader, de découvrir des paysages insoupçonnés, bref d’être dépaysés sans pour autant partir au bout du monde ni vous ruiner ? Alors pourquoi ne pas vous rendre dans un des 10 parcs nationaux de France (PNF) ? Que vous soyez plutôt mer ou montagne, des Pyrénées aux Alpes en passant par les Cévennes, les côtes méditerranéennes ou encore la Guadeloupe, venez découvrir, peut-être juste à deux pas de chez vous, des espaces où la nature exprime l’étendue de sa beauté en toute liberté. Seul ou en famille, quel que soit votre âge, votre condition physique ou votre handicap, venez vous émerveiller devant une richesse qui repose sur la diversité et la complexité de la vie animale et végétale. Stéphanie Peylet Le 01/08/2012

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2012007_peylet/Parcs nationaux de France.pdf

Le Printemps devient Extra-Solidaire avec l’ESAT Ménilmontant

Du 15 au 20 mai 2012, l’ESAT (Établissement et Service d’Aide par le Travail) Ménilmontant, la mairie du 18ème arrondissement de la ville de Paris et la région Ile de France ont organisé pour la 4ème année consécutive le « Printemps Extra-Solidaire » sur la Place des Abbesses. Une fois de plus cet événement a mis à l’honneur les savoir-faire des travailleurs adultes en situation de handicap, venus présenter leurs réalisations dans une ambiance gourmande et créative. Une rencontre originale, aussi festive et conviviale que possible malgré la pluie qui s’est invitée lors de l’inauguration, organisée dans l’espoir de faire changer notre regard sur des gens « extra-ordinaires ». Stéphanie Peylet Le 18/07/2012

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2012006_peylet/Menilmontant.pdf

5ème édition du Prix OCIRP Acteurs Économiques & Handicap

L’édition 2012 du Prix OCIRP Acteurs Économiques & Handicap s’est déroulée à la Bibliothèque Nationale de France (Paris 13ème) le 21 juin dernier. Depuis 5 ans, ce prix met en avant des projets innovants, éducatifs ou de sensibilisation qui favorisent l’accès pour les personnes en situation de handicap à la culture, à la formation, à l’accompagnement aux soins, à l’emploi, aux loisirs et au sport. Sur les 80 dossiers étudiés par le jury cette année, 8 lauréats ont été récompensés plus un coup de coeur spécial du jury, lors d’une soirée de remise des prix particulièrement réussie et pleine d’émotions. Stéphanie Peylet Le 17/072012

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2012006_peylet/Prix_OCIRP.pdf

Anciens candidats lauréats du concours HANDITEC, que sont-ils devenus?

La 15ème édition du concours HANDITEC approche à grands pas puisqu’il se déroulera cette année du 13 au 15 juin, toujours dans le cadre du Salon AUTONOMIC de Paris (Parc des Expositions de la Porte de Versailles). Tous les deux ans, HANDITEC organise ce concours qui propose de trouver des solutions visant à améliorer le quotidien des personnes handicapées, pour une vie autonome. A cette occasion, nous avons eu envie de prendre des nouvelles des anciens lauréats des concours précédents et de leurs projets : Que sont-ils devenus ? Comment leurs projets ont-ils évolués ? Quels souvenirs gardent-ils du concours ? Si nous sommes toujours régulièrement en contact avec certains d’entre eux, il n’a pas été facile de tous les recontacter (le concours étant international, les candidats viennent du monde entier : Brésil, Israël, Pologne…). Nous en avons cependant retrouvé quelques-uns, primés ou non, qui ont eu la gentillesse de se prêter au jeu… Stéphanie Peylet Le 29/05/2012

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2012004_peylet/anciens_candidats_concours_HANDITEC.pdf

La Trisomie 21 aussi fait sa campagne en 2012

Un film avec Vanessa Paradis en mère courage d’un jeune garçon trisomique en janvier, une campagne d’affiches publicitaires en février-mars, un colloque au Conseil Economique, Social et Environnemental en mars et la première journée mondiale de la trisomie 21, en ce début d’année 2012 et à quelques semaines des élections présidentielles, la Trisomie 21 fait parler d’elle grâce à plusieurs associations et c’est une excellente chose ! Stéphanie Peylet Le 7/05/2012

 http://handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2012003_peylet/La%20Trisomie%2021%20fait%20sa%20campagne%20en%202012.pdf

Paris, une ville sur la bonne voie de l’accessibilité ?

Depuis octobre 2010, l’association Accès Universel organise les premiers lundis de chaque mois, en partenariat avec la Maison de Victor Hugo (Paris 4e), des conférences-débats intitulées « Les lundis de l’accessibilité ». L’objectif principal de ces rencontres mensuelles est de mettre en avant les bonnes pratiques en matière d’accessibilité pour tous. Nous avions déjà assisté à un de ces rendez-vous consacré à l’accessibilité universelle en Europe en octobre dernier. Ce lundi 6 février 2012 Accès Universel a accueilli trois professionnels de l’accessibilité de la Ville de Paris invités à s’exprimer et à débattre des problématiques d’accès à la voirie, à l’architecture et à la culture dans notre capitale lors d’une conférence-débat intitulée « Rendre Paris accessible : défis et actions » Stéphanie Peylet Le 12/03/2012

 http://www.handispace.com/_framespace/upl/gabarits/gab_0000008/paris_accessible.pdf

Le cinéma plus accessible aux personnes aveugles et malvoyantes

Succès incontestable de l’année 2011, le film « Intouchables » continue de battre des records, attirant toujours plus de spectateurs dans les salles obscures. Il offre ainsi une formidable tribune aux personnes handicapées. Mais qu’en est-il de l’accessibilité au cinéma pour les personnes aveugles et malvoyantes ? L’Association Valentin Haüy (AVH) oeuvre pour défendre l’accès des personnes déficientes visuelles à la culture, et notamment au cinéma grâce à la technique de l’audiodescription, appelée aussi Audiovision. Stéphanie Peylet Le 08/02/2012

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2012001_peylet/Audiodescription_Valentin_Hay.pdf

Nouveau Chapitre

Technip (ex)pose un autre regard sur le handicap

Du 2 novembre au 22 décembre 2011, l’exposition "Un autre regard sur le handicap" investit le hall de la tour Technip à la défense. Jeudi 17 novembre dernier, dans le cadre de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées qui s’est tenue cette année du 14 ou 20 novembre, la société Technip a inauguré cette exposition sur le thème du handicap dans l’entreprise. Au programme : trois artistes, sept oeuvres et une rencontre réussie entre l’art et le handicap ! Stéphanie Peylet Le 08/12/2011

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2011018_peylet/technip_ex_pose_un_autre_regard_sur_le_handicap.pdf

''Je disparais'' accessible à tous au théâtre de La Colline

Du 4 novembre au 9 décembre 2011 "Je disparais" de l’auteur norvégien Arne Lygre, mise en scène et scénographie Stéphane Braunschweig, est à l’affiche du théâtre national de La Colline (Paris 20e). Particulièrement attentive à l’accueil des personnes en situation de handicap, La Colline a mis en place des dispositifs spécifiques d’accompagnement. Ainsi, certaines représentations sont accessibles aux spectateurs handicapés. Une initiative qui mérite elle aussi le haut de l’affiche ! “Je disparais" – “Qu’ai-je à faire du reste du monde ?” À 43 ans, Arne Lygre est l’auteur de sept pièces de théâtre déjà traduites et jouées en plusieurs langues. Le dramaturge norvégien a également publié deux romans et un recueil de nouvelles. Son sujet de prédilection est la fragilité du Moi qu’on se construit – précaire, miné par des souvenirs enfouis, hanté par d’autres vies possibles. Dans "Je disparais" Arne Lygre aborde le thème de la catastrophe et de l’empathie au travers d’une écriture ludique et prenante. Les personnages centraux, Moi et Mon amie, sont deux femmes qui doivent quitter précipitamment leur pays pour des raisons politiques qui resteront obscures. Le rideau s’ouvre sur un monologue de "Moi" (héroïne de la pièce, interprétée par Annie Mercier) seule chez elle. Elle aime sa maison, son mari, sa vie tranquille… Elle attend "Mon amie" (Luce Mouchel) car, très attachées l’une à l’autre, elles ont prévu de fuir ensemble. Stéphanie Peylet Le 21/11/2011

 http://www.handitec.com/gabarits/zz_images/Actualite/Reportage/2011017_peylet/je_disparais_au_theatre_de_La_Colline.pdf

Conférence-débat sur l'accessibilité universelle en Europe

Accès Universel est une association créée en 2006 et qui a pour mission de promouvoir l’accessibilité dans tous les domaines de la vie en société (cadre bâti, transports, emploi, éducation et formation, santé, communication, culture, sports…). Depuis octobre 2010, l’association organise les lundis de chaque mois des conférences-débats : « Les lundis de l’accessibilité ». L’objectif principal de ces rendez-vous mensuels est de mettre en avant les bonnes pratiques en matière d’accessibilité pour tous. Pour cela, Accès Universel convie à chacune des ces conférences une personnalité française ou étrangère à venir s’exprimer, en fonction de ses domaines de compétences, sur un sujet d’actualité en rapport avec l’accessibilité. Lundi 17 octobre 2011, dans le cadre des « Lundis de l’accessibilité » et en partenariat avec la Maison de Victor Hugo (Paris 4e), s’est déroulée une conférence-débat sur le thème : « Promouvoir et assurer l’accessibilité universelle en Europe ». Pour échanger sur cette thématique, Accès Universel a reçu Mr Thorsten Afflerbach, chef de la division « Intégration des personnes handicapées » à la direction générale de la cohésion sociale du Conseil de l’Europe.

 http://www.handitec.com/documents/201102_peylet/Accessibilite_Universelle_et_Conseil_de_l_Europe.pdf

5ème édition des Rencontres EDF Handisport

Les vendredi 9 et samedi 10 septembre dernier avaient lieu pour la 5me anne conscutive les Rencontres EDF Handisport et pour la 3me anne cest sur le parvis de lHtel de Ville de Paris que le village a plant ses tentes. La Fdration Franaise Handisport, son partenaire EDF ainsi que la ville de Paris se sont nouveau mobiliss afin de sensibiliser le public au handisport et linsertion par le sport des personnes en situation de handicap. Deux jours pendant lesquels lnergie, la bonne humeur, lesprit sportif, les visiteurs et mme le soleil taient au rendez-vous!

 http://www.handitec.com/documents/201101_peylet/Article_Rencontres_EDF_Handisport_20112.pdf

Une nuit pour tous

La pharmacie et les supermarchés deviennent de plus en plus accessibles mais les temples de la nuit, eux, laissent leurs portes closes. Pour que les personnes handicapées puissent aussi s’amuser et se divertir, Jaccède a organisé la première nuit de l’accessibilité. Valoriser. Tel pourrait être le mot d’ordre de cette nuit de l’accessibilité. Organisé par Jaccède, cet évènement a débuté à la mythique Bellevilloise. La mairie de Paris avait suggéré l’idée et l’association l’a organisé. Alors que 250 personnes étaient attendues, ce ne sont pas moins de 4500 curieux qui ont pris place dans la salle de concert. Trop souvent les lieux de nuit sont oubliés de la mise en accessibilité. Boites, bar et théâtres répondent rarement aux critères. Mais pour Jaccède pas question de dénigrer mais il faut plutôt « faire passer le message » et valoriser les idées positives. Le message passé doit être une idée de la citoyenneté. Et ce message, de nombreux ont décidé de venir le faire passer. Quatre étudiants en ergothérapie ont décidé de constituer une équipe. « Nous voulions voir ce qui existe vraiment et avoir des exemples concrets de ce qui peut exister » explique Camille, une étudiante parisienne avant d’ajouter « passer quelques heures en fauteuil nous permet de mieux nous rendre compte des choses ». Ce qui interpelle rapidement ce groupe d’amis c’est surtout le regard des gens et la pitié que semble avoir les passants. Mais pour ces étudiants pas question de se démotiver et tout le monde continue dans la bonne humeur d’arpenter les pavés parisiens. Le premier restaurant ne répond pas à toutes les règles d’accessibilité mais le quatuor pose les bonnes questions et ne se laisse pas impressionner. Ils font de la sensibilisation et garde le sourire. Toujours avec pédagogie, ils enchainent les lieux de nuit. A chaque endroit ils mesurent, demandent à voir les toilettes, le stationnement et la largeur des allées. Ces jeunes ne sont pas encore des professionnels de l’accessibilité mais le temps d’une nuit ils se sont mis à la place des personnes handicapées pour tenter d’en améliorer le quotidien. Ces évènements existent déjà la journée mais c’est la première fois que la nuit de l’accessibilité se déroulait. Une initiative qui a permis de rentrer de nombreux lieux sur le site internet de Jaccède. Alors si vous êtes en situation de handicap ou que l’un de vos proche est concerné, pour sortir un soir n’hésitez pas à consulter les fiches proposées sur le site. Johanna Amselem14/09/2011

Vers des politiques d’achat responsables

Depuis 1987, les entreprises de plus de 20 salariés ont l’obligation légale d’employer un minimum de 6% de personnes handicapées parmi leur effectif. La loi du 11 février 2005 est encore venue renforcer les obligations des employeurs et aggraver les sanctions en cas de non respect de ce quota. Pourtant encore aujourd’hui peu d’entreprises atteignent le seuil des 6%. Plusieurs solutions alternatives sont possibles et notamment le recours à la sous-traitance via une Entreprise Adaptée. Taux de chômage élevé des personnes handicapées : La loi du 11 février 2005 dite "pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" définit le handicap de la façon suivante : " Constitue un handicap toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un poly-handicap ou d’un trouble de santé invalidant". Le terme de handicap est donc largement entendu. Mais pour qu’une personne soit reconnue comme handicapée, encore faut-il qu’elle se manifeste et en fasse la demande. Il est donc difficile de recenser le nombre de personnes ayant un handicap et par conséquent d’autant plus difficile de mesurer le taux de chômage des personnes handicapées. On estime cependant que 5 à 6 millions de personnes sont en situation de handicap en France (source INSEE) et que chaque année près d’une personne sur dix est victime d’un accident de la vie courante pouvant engendrer une invalidité. Une certitude : le chômage de personnes handicapées est bien plus élevé que la moyenne. Le handicap est donc un véritable enjeu de société, encore trop souvent source d’exclusion. Difficile d’atteindre le quota légal des 6% de travailleurs handicapés : S’il s’agit là d’une obligation légale, il est pourtant difficile pour certaines entreprises d’employer des travailleurs ayant un handicap. En 2007, on dénombrait 126 200 entreprises privées de 20 salariés et plus soumises à l’obligation d’emploi de personnes handicapées. 55% d’entre elles atteignaient le quota des 6% de salariés handicapés ou avaient signé un accord agréé, contre 39% en 1987 (source INSEE). La situation s’améliore donc peu à peu mais l’emploi des personnes handicapées est encore faible. Les grands établissements sont plus nombreux à employer des personnes handicapées : près des trois-quarts des entreprises de plus de 50 salariés comptent au moins un travailleur handicapé dans leur effectif contre la moitié de celles de 20 à 50 salariés. Mais la plupart des entreprises ne satisfont pas entièrement à leur obligation des 6% par leur seule embauche de travailleurs handicapés. Elles ont recours aux alternatives qui leur sont proposées, à savoir verser une contribution financière annuelle à l’Association de Gestion des Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Handicapés (AGEFIPH) ou faire appel à des sous-traitants spécialisés dans l’emploi de travailleurs handicapés. Le recours à des Entreprises Adaptées : une bonne alternative ? Deux décrets du 9 février 2006 ont rendu plus attractive pour les entreprises la possibilité de s’acquitter en partie de l’obligation d’emploi en passant des contrats de sous-traitance avec des établissements de travail protégé. Il s’agit d’Entreprises Adaptées qui emploient un minimum de 80% de personnes en situation de handicap. Et de nombreuses prestations peuvent leur être confiées. En effet, la sous-traitance aux entreprises de ce type répond aujourd’hui aux mêmes normes et contraintes qualité qu’avec un fournisseur classique. Si certaines réticences persistent, de nombreuses grandes entreprises l’ont néanmoins compris. C’est notamment le cas de la SNCF. Olivier Menuet, Directeur Délégué des Achats Durables et Solidaires de la SNCF, est très clair sur ce point « on est des acheteurs professionnels, on cherche bien entendu à faire de l’optimisation économique. La prestation d’une Entreprise Adaptée est équivalente en terme de qualité, de coût et de délais, sinon on n’achètera pas… ». L’UNEA (Union Nationale des Entreprises Adaptées) accompagne les entreprises désireuses de s’engager dans cette voie et construit, avec les acheteurs et les directions des ressources humaines, de véritables partenariats. Jean-Marc Froger, Responsable du Pôle Développement de l’UNEA, parle d’« un relais entre l’entreprise classique, qui a des besoins, et les Entreprises Adaptées ». Olivier Menuet explique qu’en trois ans, grâce à son partenariat avec l’UNEA, la Direction des Achats de la SNCF « a multiplié par trois le montant d’achats solidaires. A fin 2010, on était à 21 Millions d’euros et on veut aller encore beaucoup plus loin ». Une nouvelle dimension humaine dans la relation client/fournisseur : En plus d’un intérêt économique, le fait de travailler avec des Entreprises Adaptées apporte « une vraie plus value sociale… à l’entreprise donneur d’ordres » selon Jean-Marc Froger. Dans ce sens, Olivier Menuet précise que « là où l’acheteur habituellement est un très bon technicien de l’achat, on lui demande de regarder cet achat solidaire avec son cœur. On cherche à remettre l’homme et la femme au cœur du système ». Il parle même d’une « nouvelle création de valeur » et pas seulement en terme de « valeur humaine et éthique » mais aussi de « valeur ajoutée » à la fois pour l’entreprise et pour les hommes. Pour lui, l’entreprise qui créée de la responsabilité dans la société c’est l’avenir et « l’acheteur qui a compris ça, c’est l’acheteur du futur ! ». Acheter solidaire, c’est donc permettre aux Entreprises Adaptées de continuer à recruter et former des personnes handicapées pour que tous aient un vrai métier. Ainsi, si les entreprises ne peuvent pas recruter en interne des salariés handicapés, le recours à la sous-traitance apparaît comme un bon compromis à l’obligation légale.     Stéphanie Peylet Le 24 août 2011

Festival d’Avignon 2011, le théâtre accessible à tous !

Spectacles mais aussi lectures de textes inédits, expositions, projections de films, rencontres avec les artistes, débats… cette année encore, du 6 au 26 juillet 2011, Avignon fait son festival. Et pour la quatrième année le Centre Ressources Théâtre Handicap (CRTH) de la Compagnie REGARD’EN France accompagne le festival. Du 11 au 16 juillet 2011 le CRTH est présent pour répondre aux besoins d’accessibilité, pour que le théâtre et le spectacle vivant soient à la portée de tous. Pour cette 65ème édition, en plus du Festival IN d’Avignon, le Centre Ressources Théâtre Handicap est partenaire de deux festivals : le festival Contre-courant et le festival Théâtr’enfants et tout public. Casques d’audiodescription, régie mobile, Interprètes langue des signes française, boucle magnétique, programmes des festivals en braille et gros caractères, programmes vocalisés sur son site internet sont autant de moyens que le CRTH met à disposition des personnes handicapées pour leur rendre ces festivals plus accessibles.     Nouveauté 2011 : le jeune public à l’honneur Cette année encore, le CRTH accompagne le festival Contre-courant - CCAS sur deux spectacles : « Pour rire et pour passer le temps » (de S.Levey, collectif MXM) le vendredi 15 juillet à 22h et « Bouvard et Péruchet » (Cie Pipo) le samedi 16 juillet à 18h. Danse, théâtre, cirque, musique, Contre-courant propose son regard original sur le spectacle vivant et la création contemporaine. Un partenariat qui dure depuis quatre ans car ils partagent les mêmes valeurs que sont la solidarité et la volonté de rendre le théâtre accessible à tous les publics sans discrimination, dans son accès et sa pratique. Mais la nouveauté cette année c’est sa collaboration avec le festival Théâtr’enfants et tout public - Association Eveil Artistique des Jeunes Publics. Parce que le Festival d’Avignon c’est aussi pour les enfants et pour tous les enfants, le CRTH intervient sur deux spectacles le jeudi 14 juillet : Debout (Cie Arketal) à 14h15 et Knup (Cie D’A) à16h15. Au programme, de la musique, de la danse, du théâtre, des marionnettes… Pour Pascal PARSAT, professeur d’art dramatique, metteur en scène et co-fondateur et directeur artistique du CRTH, c’est une association essentielle. Il explique que « les actions menées auprès des personne en situation de handicap ont peu d’impact du fait d’un défaut d’accès à l’information et à la formation artistique.   Le CRTH propose d’aller à la racine du problème en ciblant les enfants ». Ainsi, plus les spectateurs sont formés, informés et sensibilisés à la culture et la pratique artistique dès le plus jeune âge et plus ils y seront réceptifs et iront au théâtre une fois adultes. Il s’agit avant tout de leur donner accès et goût à l’art.       Les Souffleurs d’images Les spectateurs déficients visuels peuvent également solliciter la présence de « Souffleurs d’Images ». Derrière ce nom poétique se cache un concept simple et totalement gratuit d’accompagnement de la personne imaginé par Pascal PARSAT : pour permettre aux non ou malvoyants d’assister à « ce qu’ils veulent, où ils veulent et quand ils veulent en binôme », un apprenti comédien bénévole se fait souffleur d’images en décrivant à la personne qu’il accompagne les éléments de la mise en scène (costumes, décors, déplacements, gestuelle…). lui offrant ainsi, à la demande, des compléments d’information les plus objectifs possibles. Plus qu’une démarche d’accompagnement, c’est avant tout un échange, une rencontre humaine entre deux spectateurs qui peuvent ensuite échanger leur point de vue sur la pièce. Cette année une douzaine de « Souffleurs d’images » sont présents sur le Festival : trois formés par le CRTH, les autres formés sur place au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Avignon. Aurore CAUSSINES, 26 ans, comédienne, est souffleur pour le CRTH depuis maintenant deux ans. Présente à Avignon cette année, elle parle de cette expérience comme d’un « échange humain, sensitif et artistique » : « On se donne rendez-vous trente minutes avant le spectacle, on discute un peu de ce que la personne attend de moi et je propose de lire le synopsis de la pièce. Souvent, on me demande de lire le nom des acteurs et le nom de leur personnage, pour faire le lien direct je suppose. Avant de commencer je décris aussi l’image que j’ai de la scène. Nous restons à l’écoute l’un de l’autre et je lui demande si elle veut que je lui dise des choses en particulier. Je fais souvent le premier pas et essaie de mettre à l’aise la personne car ce n’est pas facile quand on ne se connaît pas au début. C’est quelque part, au premier abord, assez intime puisqu’on est à côté, proches, dans la pénombre. Il faut trouver en très peu de temps comment s’accorder. Certaines personnes seront attachées aux décors, aux matières des costumes plus qu’à la mise en scène, d’autres aux acteurs, à leurs manières d’êtres et d’autres encore aux détails comme un papier qui tombe, un regard, un toucher… Chaque personne est unique. En observant, en discutant, en écoutant, on arrive au fur et à mesure, à savoir mieux aiguiller, à être plus précis, à mieux adapter chaque soufflage à la personne que l’on a à côté de soi, en étant naturel et présent. Surtout présent, et réactif. Mais il est aussi important de laisser la personne que l’on accompagne se faire ses propres images, sa propre vision de l’histoire. Il est difficile au début de rester neutre, mais ça vient petit à petit. A la fin de chaque représentation, soit on discute sur les marches en façon accélérée mais en se disant le principal, soit on a tous les deux le temps d’aller discuter autour d’un café et de vraiment échanger car on est en "pleine digestion" de ce qui vient de se passer. Du coup c’est sincère, spontané. Parfois on change d’avis car on avait mal compris ou alors on est passé à côté de certaines choses et l’autre complète cette absence. Parfois encore on rajoute des détails. Je trouve ce moment aussi important que le soufflage proprement dit pendant le spectacle car il est naturel pour moi de savoir si j’ai été claire, si je n’ai pas trop troublée sa vision des choses, bref si le soufflage était à la mesure de ce à quoi la personne s’attendait. Aujourd’hui quand je vais au théâtre pour mon propre plaisir, je me rends compte que mon champ de vision s’est agrandi et que ma compréhension du texte est différente. Voilà ce qu’est un soufflage d’image. Un partage, un travail en profondeur et à l’heure actuelle un plaisir. » Les rencontres professionnelles Deux rendez-vous professionnels pour des débats autour de la thématique du handicap sont également au programme de ce Festival d’Avignon 2011, avec la participation de Pascal PARSAT. D’abord le mardi 12 juillet à 10h, une rencontre professionnelle est organisée par la Compagnie Les Trois-Huit / Nouveau Théâtre du 8e de Lyon sur le thème : « Création et langue des signes (LSF) : quels enjeux ? ». Mêler la LSF au spectacle vivant est un cheminement qui ouvre de nouveaux terrains de création. En confrontant deux cultures (sourde et entendante) et deux langues (français et LSF), ces projets renouvellent le jeu et la mise en scène. Ils développent également la mixité des équipes artistiques et des publics. Quelles démarches artistiques inventer autour de la relation spectacle vivant et LSF ? Quels enjeux émanent de ces créations ? Et quels positionnements adopter pour les désenclaver du réseau de handicap et les faire résonner plus largement ? (avec la présence d’interprètes). Puis le vendredi 15 juillet à 17h30, le Festival Théâtr’enfants et tout public - Association Eveil Artistique des Jeunes Publics propose un échange professionnel co-animé par Pascal PARSAT « Pour une pratique artistique et culturelle accessible à tous » (cette rencontre bénéficie d’une traduction Langue des Signes Française). Stéphanie Peylet09/07/11

 http://www.crth.org

Sensi clip, des films convaincants

Chaque clip se termine par la même réplique : « à chaque situation sa recherche de solution » et c’est véritablement le but de cette démarche. Pour sensibiliser les collaborateurs d’entreprises diverses, Caroline Buffard et JLo Conseils ont mis en place une série de Sensi’Clip consacré au handicap. Composé de 14 mini films d’animation, cette série couvre différents thèmes en relation avec le handicap : reconnaissance du handicap, intégration dans l’entreprise, statut du travailleur handicapé, le handicap qui mental, moteur, psychique, sensoriel, etc. Ces clips font le point sur le handicap et veulent permettre aux personnes handicapées de pouvoir exprimer leurs compétences et affirmer leur autonomie. Comme l’explique Jean-Luc Odeyer, dirigeant de JLo Conseils, « Le temps est court mais le message est fort. Le sujet est sérieux mais il ne doit pas forcément être dramatisé ». Le message devait être court et percutant. Et le challenge est réussi, même si la forme est décalée et colorés cela n’enlève en rien l’importance du fond du message. Rien n’a été laissé au hasard, chaque clip a été relu et visionné par des personnes handicapées pour s’assurer de la justesse du message proposé. Pour Caroline Buffard, il était primordial d’aborder le sujet du handicap sans le prisme de l’anxiété et en changeant du reportage classique. « Après avoir réalisé des mini films sur le développement durable, le message du handicap était sensible mais il était important de le faire passer ». Cette journaliste s’est vite appropriée le thème et incarne parfaitement le personnage dans les vidéos. Pour elle, tout le monde doit garder en tête que n’importe qui peut devenir handicapé à un moment de sa vie. Il fallait vulgariser l’information sans la dénaturer. « Il fallait casser la distance, il y a trop de politiquement correct. Je pense qu’il faut sortir des concepts trop rigides » explique Caroline Bufard. Et pour ce projet, la mission est pleinement remplie ! Johanna Amselem04/07/2011

 http://www.ftv-handicap.fr/actualites/lire

Geront Expo, penser aux personnes dépendantes

Lieu privilégié des rencontres et des échanges entre les acteurs et les spécialistes de la prise en charge des personnes âgées et handicapées, Geront expo-Handicap expo a eu lieu du 17 au 19 mai 2011. Pendant trois jours ce salon propose aux visiteurs des équipements, des produits et des services d’aide à la prise en charge des patients dépendants. Au total, Geront Expo-Handicap Expo regroupe 300 exposants, 1000 congressistes et 14 700 visiteurs et professionnels de santé. Quand on sait que la France comptera environ 1.4 millions de personnes en perte d’autonomie d’ici à 2040 (d’après une projection de l’INSEE), ce salon trouve toute son importance. La 8ème édition de Geront Expo-Handicap Expo a été conçue autour de cinq grandes questions qui sont : L’organisation logistique de la restauration. Comment les progrès technologiques peuvent-ils améliorer le quotidien des personnes âgées et des soignants ? Comment les nouvelles thérapies non médicamenteuses permettent d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées atteintes de maladies neurologiques ? Quels sont les intérêts de la mutualisation des achats dans le secteur médico-social ? Quels peuvent être les impacts sur les fournisseurs ? Comment s’assurer de la bientraitance des personnes âgées en en établissements et institutions ?De nombreuses conférences étaient programmées lors de ce salon, l’une d’elles s’intitulait Articulation des réponses sanitaires et médica-sociales pour un meilleur accompagnement du handicap psychique et de l’autisme. Le résumé de cette conférence pourrait être autisme peut mieux faire ? Pendant plus de deux heures les différents acteurs ont échangé autour de ce thème partageant conseils et expériences personnelles. A l’unisson les participants ont dénoncé l’absence de continuité des soins et de l’accompagnement dans le parcours de vie des personnes soignées. Un professeur belge a tenu à souligner les différentes d’approches et de traitement de l’autisme dans différents pays en relation avec les ressources et l’histoire des pays concernés. Concernant les pays du Nord, il a mis l’accent sur la recherche d’une causalité psychogénétique et le rôle important des groupes de soutien. Pour les pays d’Europe du Sud, la situation est différente puisque dans le passé l’autisme était confondu avec la schizophrénie. Dominique Martineri, Directrice du Service d’éducation et de soins spécialisés à domicile des pupilles de l’enseignement public de Corrèze a aussi participé à cette conférence. Le service qu’elle propose en Corrèze date de mai 2010 mais la gestation date de 2009. Son projet était de mettre en place un plan d’aide et d’encouragement des enfants et des adultes autistes. Mme Martineri est revenue sur l’importance de répondre aux sollicitations des familles. Après une première mouture elle a tenu compte des recommandations faites notamment l’âge des enfants concernés. A l’origine, les enfants concernés devaient être âgés de 3 à 16 ans mais, après des contestations, l’âge a été étendu à 20 ans. Alors que le projet avait été proposé pour vingt places, le financement accordé ne permettait d’aider finalement que dix personnes. Depuis trois places ont été financées en plus. Le maitre mot de ce projet reste « aller vers l’enfant » en l’accompagnant à son domicile, en entrant dans le lieu familial et en intervenant dans la vie quotidienne. Ce qui fait la force de cet accompagnement réside certainement dans le lien permanent entre le sanitaire, le médical, l’éducation nationale et la famille. Cette conférence a réussi à faire passer un message d’espoir et a montrer que des gens se mobilisaient pour faire avancer les choses. Les allées de ce salon regorgeaient aussi de solutions et d’aménagements pour permettre aux personnes dépendantes de vivre avec le plus d’autonomie possible. Johanna Amselem06/06/2011

Promesse tenue

Certains écrivent des livres pour raconter des histoires, d’autres pour s’inventer une vie, Régine Salavat a écrit le sien pour honorer une promesse faite à son fils. Ce livre elle l’avait promis à son fils et Régine Salvat a tenu parole. Pour cette mère, il s’agit d’un moyen d’avancer et de comprendre ce qu’elle a vécut. Deux ans après le suicide de son fils, Rémy, Régine a publié son «Histoire à dormir debout ». Ce livre hommage revient sur le parcours de cette famille qui s’est retrouvée confrontée à la maladie et l’isolement de leur enfant. Rémy voulait que ce livre existe pour dénoncer l’errance des diagnostics et la souffrance de sa famille.L’histoire de Rémy est celle d’un enfant qui se bat contre la maladie mais qui a compris qu’il ne gagnerait pas ce combat. Sa maladie a été découverte à l’âge de 6 ans mais il a fallut attendre dix longues années avant que les médecins posent un nom sur son mal : une pathologie mitochondriale, une maladie évolutive qui s’attaque aux cellules pour les rendre déficientes. Dans ce livre, sa mère raconte avec pudeur et émotion les liens de cette famille très soudée, le parcours médical chaotique, le manque d’écoute du corps médical et aussi le rapport très fort entre Rémy et sa sœur. Ce lien fraternel est très présent dans cet ouvrage, sa sœur, Claire, a été très affectée par la disparition de son frère.   Comme l’explique Régine Salvat, «ma fille aussi a lu ce livre, elle a pu aussi exprimer sa douleur et tout cela l’a aidé à parler de son frère ». Et un jour, Régine manque de commettre l’irréparable… Elle tente de mettre fin aux souffrances de son fils mais n’ira finalement pas au bout de son intention. La famille continue son chemin mais Rémy ne veut plus vivre quotidiennement en se battant contre un mal qu’il sait plus fort que lui. Il décide d’écrire une lettre à Nicolas Sarkozy pour lui demander le droit de mourir, demande à laquelle le président n’accède pas. Une réponse qui révolte Rémy. Le jeune homme se sent encore abandonné face à sa maladie. A 24 ans, il décide de se libérer de ce corps qui le fait tant souffrir. « Autour de lui personne n’avait deviné ce qu’il allait faire, il semblait même aller mieux puisqu’il avait accepté de prendre son fauteuil roulant pour aller chez des amis » se souvient avec émotion sa maman. Dans une cassette audio adressée à sa famille, Rémy se livre à un véritable plaidoyer en faveur du suicide assisté; Depuis ce livre s’inscrit dans ce débat sur l’euthanasie. Régine Salvat a voulu montrer ce que vivent quotidiennement ces familles et le vide juridique autour de ces malades qui, ne sont pas en fin de vie, mais qui demandent le droit de mourir dignement. « J’ai reçu de nombreux mots magnifiques de maman, je me souviens de ces familles avec qui je me suis entretenue. Mais en France le suicide et la souffrance restent des thèmes tabous. Une maman qui craque n’est pas un monstre ». Ce livre est là pour témoigner et libérer la parole de ceux qui vivent encore de telles situations. Régine espère aussi que ce livre permettra d’ouvrir le débat et d’aborder ce douloureux sujet lors de conférences ou de débats. « Une dame a lu mon manuscrit et m’a dit qu’elle avait la sensation que je lui donnais la parole. C’est aussi ce que je voulais, pouvoir permettre aux familles d’évoquer ce choix, de parler librement de tout cela ». Cette mère courage reste convaincue que son fils aurait encore vécu si Nicolas Sarkozy avait eu une réponse différente. « Je pense aussi que dans le cas de personnes qui ont un handicap non évolutifs il est davantage possible de s’adapter et de faire sa vie autour du handicap. Mais quand la maladie est évolutive il n’a pas de centre d’accueil spécialisé, la prise en charge des patients est déplorable. Les disparités selon le département sont énormes, les parents doivent se débrouiller et batailler pour trouver du personnel. » En plus du combat contre la maladie, les familles se livrent aussi à un parcours du combattant contre les institutions.Il reste peut-être une autre question que vous vous posez encore, pourquoi ce titre ? Au début, Régine avait pensé à un autre beau titre mais plus littéraire. Dans son titre, elle voulait le mot « debout ». Ce livre elle l’a écrit comme une histoire universelle pour tous ceux qui vivent avec la maladie. Et pour elle, la notion fondamentale était celle de la volonté de rester debout, de tenir. Cette histoire reste un message d’espoir. Ce livre est sorti seulement quelques jours après le vote du Sénat contre la légalisation de l’euthanasie, peut-être un signe mais certainement un poids supplémentaire dans le débat. Johanna AMSELEM2/05/2011

Quel établissement scolaire est Handi-Friends ?

Le rendez-vous était pris avec le Stade France. Pour la 6ème année consécutive ont été remis les Trophées Handi-Friends. Et encore une fois, cet événement avait lieu au Stade de France. Cette année encore le nombre de dossiers reçu n’a cessez d’augmenter, des dossiers venant autant des universités que des écoles . Une cérémonie pour féliciter les écoles et universités pour leurs efforts en faveur de l’intégration des étudiants handicapées... Et encourager les établissements qui ne le font pas encore. Mais assez de suspense, voici maintenant le palmarès de cette soirée.       Dans la catégorie Handi-Action Etudiante, le trophée a été remis à l’Université de Bourgogne et l’association AHSCUB pour le tremplin de l’insertion professionnelle mis en place pour les étudiants en situation de handicap. Pour la catégorie Handi-Intégration, c’est l’Ecole de Mines de Saint-Etienne qui a remporté le trophée. L’établissement a lancé un projet visant à améliorer l’accueil des personnes handicapées. C’est dans cette optique que l’association « Handi-Mines » a été créée et qu’un guide à l’intention des élèves handicapés a été publié.       Pour la catégorie Handi Sensibilisation, le gagnant est l’Université de Strasbourg. La mission handicap de l’établissement a lancé une campagne de communication audiovisuelle sur le thème « Le monde du travail est ouvert à tous ». Le trophée de l’Handi-Innovation a été remis à l’Université de Nantes pour le projet « Handiscours ». Ce projet est celui d’une application logiciel à reconnaissance vocale qui permet de capter l’exposé oral d’un professeur et de le transmettre de façon quasi simultanée par écrit à l’étudiant.  Enfin, le trophée de la catégorie Espoir 2011 a été remis à l’ESSEC pour son réseau d’étudiants « Référent Handicap ». Le rôle de se référent handicap est de créer une dynamique autour du handicap au sein de son association et de prendre en compte le handicap dans l’ensemble des activités proposées dans l’école.       Au long de la soirée, chaque trophée a été remis par l’un des partenaires de cette cérémonie : le groupe Atos Origin, l’association Synergie Campus entreprises, le Stade de France, Société Générale, TF1, Thalès, la Conférence des Grandes Ecoles, Tadeo et Surdicité. Cette remise des trophées aurait pu s’arrêter la, mais comme dans tout cérémonie il y a avait le coup de cœur du Jury.        Et pour cette édition 2011, il a été remis à l’Ecole Centrale Paris pour le projet Flexgrip. Une innovation qui doit permettre à tous de pouvoir du surf. L’un des jeunes de ce projet a conclu cette remise des trophées Handi-Friends en rappelant qu’il n’y avait pas de personnes handicapées mais surtout des situations handicapantes.         Un spectacle de danse est venu clore la soirée.         Johanna Amselem01/04/2011

Une histoire d’Héritages

Au début, il y a le silence. Un silence presque dérangeant pour les personnes entendantes mais terriblement banal pour les personnes sourdes. Un prologue voulu uniquement en langue des signes. D’ailleurs tout au long de cette pièce, certains passages sont uniquement en LSF et d’autres en langue parlée, une incompréhension partagée. L’International Visual Theatre est un lieu d’échange et de réflexion autour du monde de la langue des sourds. Au mois de février, le théâtre a proposé la pièce Héritages. Au cœur de l’intrigue, Julien, sourd de naissance, revient dans la maison de son enfance. Il y retrouve son frère et sa sœur, la famille réunit évoque le souvenir du père disparu. Mais pour Julien cette évocation est douloureuse, son père a toujours été opposé à la langue des signes. Un père qui l’obligeait à parler même si Julien n’y parvenait pas toujours. Une histoire qui sert de prétexte pour Bertrand Leclair qui souhaitait aborder la délicate histoire du Congrès de Milan qui interdisait la langue des signes. Une pièce menée par l’excellent jeu d’une troupe bilingue, des acteurs entendants (Serpentine Teyssier et Marc Berman) et des acteurs sourds (Simon Attia, Noémie Churlet et Thomas Leveque). Une troupe qui ne cesse d’évoquer une très belle entente et surtout des efforts mutuels pour communiquer : « Nous voulions que les sourds connaissent l’histoire de la langue des signes », explique Emmanuelle Laborit, celle qui a mise en scène cette pièce. Cette jeune femme sourde en a marre que l’on regarde la surdité en se demandant comment la réparer, « pourquoi ne pas voir la langue des signes française comme une langue à part entière ? ». Mais ce qui fait la force de cette pièce reste certainement la vraisemblance des situations. De nombreuses personnes sourdes se sont retrouvées dans les échanges entre Julien, son frère et sa sœur. Des moments d’incompréhension et d’amour que beaucoup ont vécu au sein de leur propre famille. Johanna Amselem7/03/2011

La SNCF opte pour l’écomobilité

Tram – trains, vélos, panier fraicheur, covoiturage ou réseaux de bus pour ce Rendez-vous Clients la SNCF a annoncé de nombreuses mesures pour prendre en charge les déplacements des voyageurs en favorisant les moyens non polluants. Comme l’a expliqué Bernard Ensellem, directeur général de Ecomobilité, le défi de la SNCF ne va plus être « emmener les voyageurs de gare à gare mais de quelque part à ailleurs ». Et pour cela, l’entreprise a de nombreux projets.Associée au site 123envoiture.com, la SNCF va afficher directement en faré des offres de covoiturage pour permettre aux passagers d’entrer en contact avec les autres voyageurs. Pour le moment, ce service est actif uniquement en Ile-de-France et en Franche-Comté. L’entreprise va aussi tester un site web permettant aux voyageurs de localiser des emplacements de vélo à louer à proximité des gares. Une offre qui permettra aux usagers de faire du sport mais aussi de limiter les consommations de Co2. Cette offre a été développée en Bretagne et déclinée en Bourgogne. Bernard Ensellem a souligné qu’actuellement il n’y a que 2% des usagers qui viennent à la gare en vélo mais c’est un chiffre qui à vocation à augmenter. Autre mesure, le panier fraicheur mis en place par la SNCF pour favoriser l’achat des fruits et des légumes de saison. Ces paniers sont commandés la matin aux producteurs locaux et seront livrés le soir à la descente du train. Cette mesure vise principalement à humaniser la gare.Toujours dans cette optique de développement durable, la société explore le terrain des tram-trains. A Mulhouse, il est déjà là et les usagers en sont ravis ! Le principe est facile : les rames passent sans soucis du mode train en mode tramway sans aucun changement pour les voyageurs. Un seul billet suffit à faire le voyage. Dans ce souci de développement durable, les gares devraient être élaborées selon des règles d’éco-conception. Au delà des annonces concernant le développement durable, la SNCF a aussi intégré des mesures concernant les personnes handicapées à ses projets pour 2011. Le but étant de permettre aux personnes en situation de handicap d’avoir accès aux transports pour permettre de répondre aux besoins de tous de se déplacer. Il a été annoncé des outils destinés aux personnes malvoyantes. Il s’agit d’une traduction sonore des panneaux d’affichage par téléphone. Autrement dit, toutes les informations vues par les passagers seront transmises, via le téléphone portable, aux passagers malvoyants. Cette nouvelle technique permet à tous les passagers d’être au courant des modifications des horaires, des changements d’itinéraires, etc. Tout cela est développé par une société française. Actuellement, 120 personnes en sont bénéficiaires à Nancy et pour 2011, le nombre de gare devrait augmenter.Cette démarche existe à l’identique pour les personnes malentendantes et elle a même un nom : Jade, qui s’occupe de traduire en langue des signes les annonces sonores. Enfin, en terme de sensibilisation la SNCF n’est pas en reste. Elle prévoit de lancer un « éco-calculateur », dont seraient équipé les téléphones portables, pour calculer en temps réel les émissions de CO2 sur un trajet donné. Un Rendez-Vous axé autour de la sensibilisation et de l’écomobilité mais peut-être bien loin des préoccupations des voyageurs. Johanna Amselem07/03/2011

Des experts de l’accessibilité

Des trios habillés d’une chasuble bleu floquée « J’accède », tout sourire mais assez pressés. Cela vous dit quelque chose ? Vous les avez peut être croisés dans les rues de la capitale le samedi 20 novembre. « Un obstacle tous les 10 mètres ». Ce constat de l’accessibilité parisienne est affligeant. Cette nouvelle journée de l’accessibilité, organisée par l’association jaccède.com, a pour but de repérer les lieux, valoriser ceux qui sont accessibles et inscrire l’ensemble des résultats sur le site internet. C’est dans un amphithéâtre prêté par l’Université de Paris 7 que les Jaccedeurs se sont retrouvés avant de partir sur le terrain. Mètre, crayon, guide de sensibilisation, autocollants, chasubles, fiche mémo, tout est prévu pour que cette journée soit efficace. De nombreuses personnes ont répondu présentes à l’appel de l’association : des étudiants, des familles, des scouts, des valides et des personnes handicapées ont composé tous ensemble leur trio. Le but de cette journée ? Sensibiliser les commerçants qui n’ont pas mis en application les règles de l’accessibilité et valoriser ceux qui en tiennent compte. Le guide www.jaccede.com permet gratuitement à tous les internautes de consulter ou d’inscrire des établissements pouvant accueillir des personnes en situation de handicap. Ce site existe depuis maintenant quatre ans et les journées comme celle-ci permettent au guide de s’étoffer et de couvrir une zone géographique toujours plus large. Cette journée de mobilisation a largement remplie sa mission puisque plus de 350 adresses ont été ajoutées au site après cette journée de mobilisation. Après avoir quitté la salle de formation chaque trio, aidé d’un plan et d’une zone précise à couvrir, se rend chez les commerçants de sa rue. Une fois la porte du commerce poussée il faut se présenter et tout regarder. Hauteur du comptoir, accessibilité des toilettes, largeur des allées, accès à la porte d’entrée, rien ne doit échapper à ces experts de l’accessibilité. Pour chaque commerce, restaurant ou hôtel, il faut remplir une feuille avec de nombreux critères. Chaque endroit va aussi recevoir une note d’accessibilité et d’accueil sur dix points. Mais il y a un mot d’ordre sur le site jaccede : si un commerce a une note inférieure à 5 sur 10, elle n’apparaîtra pas sur le site. Effectivement, le guide ne veut pas sanctionner ou dénigrés les commerçants qui ne sont pas aux normes. Par contre, les commerces accessibles seront mis en valeur sur le site.   Ces journées de l’accessibilité se développent partout en France afin que tout le monde puisse se rendre dans des magasins, des restaurants, des hôtels en étant certains de son accessibilité.    Johanna Amselem05/12/2010

 http://www.jaccede.com

La technologie au service de tous

Née d’une collaboration entre deux entreprises, la Portadapte veut répondre aux besoins de l’ensemble des locataires des logements collectifs. Créée en 1872, l’entreprise française Decayeux se tourne vers l’accessibilité. Avec une notoriété qui n’est plus à faire, le fabricant de la célèbre boite aux lettres jaunes de la Poste sort la première porte d’immeuble coulissante adaptée à tous les handicaps. L’entreprise avait les compétences, il ne lui manquait plus que l’idée. Et c’est le groupe immobilier privé de service à la personne, Vilogia, qui a demandé une porte d’entrée d’immeuble en acier accessible à tous. « Quand ce projet m’a été soumis, je n’y croyais pas… Et puis finalement je me suis laissé tenter » raconte Stéphane Decayeux, Directeur général de l’entreprise éponyme.     Ce projet réfléchit depuis deux ans est en test depuis l’année dernière. « Cette porte a été présentée à Batimat. Maintenant nous commençons à avoir le recul nécessaire pour analyser le produit. Les gens sont contents de notre proposition » explique le chef d’entreprise. Maman avec une poussette, personne encombrée par ses courses, habitants âgés, cette porte veut simplifier la vie de tous. Et pas seulement des personnes handicapées, avec le vieillissement de la population cette porte pourrait servir à tous. Pour Stéphane Decayeux, Directeur général de l’entreprise, « cette innovation n’a pas été conçu uniquement pour les personnes handicapées. Elle ne doit pas stigmatiser une partie de la population. Elle apporte des solutions durables qui peut faciliter la vie de tous les locataires ». Une sensibilité au handicap que ce chef d’entreprise doit aussi à son histoire personnelle et à la philosophie sa société.   Mais en plus de l’accessibilité, l’entreprise voit d’autres avantages à cette nouvelle porte : « économie d’énergie, acoustique parfaite, encombrement minimum, confort, garantie de fabrication, sécurité optimale, ouverture même en cas de panne d’électricité, cette innovation présente de nombreux points forts ».   Présente dans seulement six villes françaises, la Portadapte doit encore conquérir de nombreux professionnels. Prochain défi pour l’entreprise Decayeux : imposer son modèle aux groupes immobilier.   Johanna AMSELEM01/11/2010

La coccinelle, la petite bête qui monte.

Créée en 2008, l’association La Coccinelle accumule les victoires. Récompensée pour la création d’un fauteuil tous terrains motorisé, elle pousse un peu plus la porte vers le tout accessible. Il aura fallu 3 longues années d’efforts, de persévérance et de patience pour atteindre enfin la consécration. Le 29 juin dernier l’association iséroise La Coccinelle remportait le prix D&O de l’innovation soit 15 000 euros de récompense pour son invention et accédait à la reconnaissance d’un travail laborieux. Son idée ? Créer un fauteuil tous terrains motorisé destiné aux personnes à mobilité réduite et leur permettre ainsi de redécouvrir la nature en toute autonomie. Neige, boue, cailloux et pentes escarpées, le FTT repousse très loin les limites de l’accessibilité au sport et à la découverte. A l’origine du projet, le combat de Jean-Marc Fonvieille, ingénieur retraité devenu paraplégique, pour reconquérir son autonomie et se réconcilier avec sa passion pour les sports extrêmes. Fondu de nature et de grands espaces, il s’inscrit en 2006 dans un club de FTT mais se rend très vite compte des contraintes imposées par la montagne : « il m’était impossible de gravir les pentes seul, je devais constamment me faire tracter. C’était toujours un moment difficile pour moi et surtout pour ceux qui me tiraient. Il fallait motoriser le fauteuil », se souvient Jean-Marc. Recette maison « Motoriser le fauteuil », l’idée peut paraître évidente mais pourtant la conception d’un tel engin demande beaucoup d’imagination. Un an plus tard, Jean-Marc Fonvieille et son ancien collègue de bureau Gérard Marmey se lancent. Et très vite, le casse-tête commence. Leur but, fabriquer leur fauteuil à moindre coût. Deux cadres de vélos démembrés, un bac assemblé à la main en guise de réceptacle, cinq batteries de solex pour alimenter l’électronique asiatique assemblée par les deux ingénieurs. Quelques mois plus tard, le premier prototype ressemblait plus à un puzzle qu’à un véhicule tous terrains. Pourtant, l’ensemble est solide, confortable, ergonomique et extrêmement ingénieux. Après quelques tests, les derniers réglages et un baptême du feu sur les pentes à 40% du massif dans la Chartreuse, le fauteuil est prêt. Ils poursuivent alors leurs recherches pour améliorer leur bijou. « Nous avons recherché des soutiens financiers pour amortir le coût de fabrication. A ma grande surprise, mon ancienne entreprise a immédiatement répondu présente ». Le coût, la grande problématique du projet. Malgré tous leurs efforts chacun des fauteuils représente un investissement de 11 000 euros. Mais depuis, l’idée a séduit beaucoup de monde. L’association Coccinelle a ainsi pu fabriquer une dizaine de fauteuils tous terrains grâce à un partenariat avec une entreprise de l’agglomération grenobloise. Malgré tout, la course au financement continue. Elle les mènera a déposer un dossier auprès de la fondation D&O parmi 400 autres dossiers. On connait la suite. Aujourd’hui, le travail se poursuit pour Jean-Marc et Gérard. Leur dernier bébé, un nouveau modèle de fauteuil, destiné cette fois aux personnes tétraplégiques. Si jusqu’ici le parcours de leur fauteuil motorisé a été couronné de succès, les deux ingénieurs gardent la tête froide. Pour eux, pas question de déposer de brevet : « Monopoliser le fauteuil ? Pour quoi faire ? Notre but n’est pas de faire de l’argent à outrance. Nous voulons faciliter la vie des gens et leur permettre de faire des choses qu’ils n’auraient pas imaginées. Si quelqu’un veut nous copier, qu’il ne se prive pas »     Morgan BARTHELEMY11/10/2010

Rencontre avec Dominique Breard, actuel champion de l’émission télévisée Tout le monde veut prendre

La célèbre émission télévisée de Nagui rassemble quotidiennement à l’heure du repas, de nombreux téléspectateurs. Les champions se suivent et ne se ressemblent pas. Rencontre avec l’un d’eux, un avocat pénaliste non-voyant.   Vous êtes actuellement champion de l’émission Tout le monde veut prendre sa place sur France2, pourquoi avez-vous passé le casting? L’émission « tout le monde veut prendre sa place existe depuis juillet 2006 et je crois pouvoir dire que je la suis quasiment depuis sa création. J’ai tout de suite été attiré par son aspect à la fois culture générale et stratégie. L’aspect gain a également évidemment compté. C’est donc naturellement que j’ai passé le casting estimant que je pouvais avoir mes chances dans le jeu. La première fois, je n’ai pas été sélectionné, la seconde fois a été la bonne.    Ce n’est pas la première fois que vous participez à un jeu télévisé, pourquoi ces nombreuses participations? J’ai effectivement déjà participé à d’autres jeux TV : « 100% questions » en 1999 et « question pour un champion » en 2009. Je ne me considère cependant pas comme un fou de jeux TV. Je participe simplement à ceux qui m’intéressent et d’ailleurs, en l’état actuel des choses je ne me vois pas participer à un autre jeu existant. Je pense avoir fait le tour de la question. Comment l’émission s’est-elle adaptée à votre handicap?Je ne crois pas que ma participation ait nécessité trop d’adaptations à mon handicap. Je ne suis d’ailleurs pas le premier aveugle à avoir participé. La seule adaptation que j’ai pu remarquer est que les thèmes de la finale sont lus à voix haute par Nagui. Pour le reste, soit vous savez taper comme moi sur un clavier AZERTY et tout va bien, soit vous ne le savez pas et Nagui vous propose alors de donner votre réponse à voix haute après que les autres candidats auront joué.Qu’envisagez-vous de faire avec vos gains? A vrai dire, je n’ai pas fait de plan dans la mesure où je ne m’attendais pas à une telle réussite. Il est certain que j’investirai une partie de ces gains dans un apport pour une maison, on verra bien s’il reste quelque-chose après. Quelles relations entretenez-vous avec les autres candidats? Avec la production? Avec Nagui? Mes relations avec les autres candidats son excellentes. Ils sont tous très gentils avec moi et je mesure l’importance qu’ils ont pour moi dans le jeu. Chaque candidat qui passe, qu’il soit ou non mon challenger me fait prendre conscience de la chance que j’ai de si bien figurer dans le jeu. S’agissant de la production, ils sont tout bonnement adorables. Ils mettent tout en œuvre pour que je me sente bien dans le jeu et on peut dire qu’ils y réussissent. Nagui me bluffe par sa capacité à n’en faire ni trop ni pas assez par rapport à mon handicap. J’ai le sentiment qu’il a une grande sensibilité qui explique à la fois son humour et son professionnalisme. Pour le reste, nous avons des centres d’intérêt communs comme la musique, le monde de la radio et des médias ou encore la gastronomie qui rendent nos échanges très sympathiques. Aimeriez-vous animez une émission télévisée? La vérité, c’est que, depuis ma plus tendre enfance, j’ai l’envie d’être animateur à la radio ou à la télé. Pour tout un tas de raisons, je suis allé vers une autre voix professionnelle. Toutefois, j’estime qu’il n’est pas trop tard et, si l’occasion se présente pour moi d’animer en radio ou en télé, je n’hésiterai pas à tenter l’aventure, et si l’occasion ne se présente pas, je la provoquerai !Souhaitez-vous participer à d’autres émissions?Comme je l’ai dit, je pense avoir fait le tour de la question des jeux télé. Après, comme je l’ai dit aussi, le monde des médias m’intéresse et j’aimerais bien entendu participer à d’autres émissions et si c’est en qualité de chroniqueur ou d’animateur c’est encore mieux !Quelles sont les répercussions de vos victoires sur votre vie quotidienne?Cela me vaut une petite notoriété à laquelle je ne m’attendais pas. On me reconnaît, on m’arrête dans la rue, on m’adresse des courriers ou des courriels. Je ne sais pas si cela mérite un tel engouement mais je ne boude pas mon plaisir de répondre à tous ces gens si gentils et si positifs face à ma prestation.Vous êtes avocat de profession, votre handicap vous a-t’il pénalisé dans votre profession?C’est malheureusement évident. Quand j’ai débuté en 1996, le stage était obligatoire de sorte que nous étions obligés de trouver une collaboration dans une structure déjà existante. Mon CV m’a valu beaucoup d’entretiens mais aucun n’ont débouché sur une embauche : il ne faut pas aller chercher la raison bien loin. Attention ! Je ne dis pas qu’on devait m’embaucher juste parce que j’étais aveugle. Je dis juste que, à CV équivalent, je n’étais jamais choisi. J’ai donc à quelques exceptions près dû exercer tout seul en faisant appel à des stagiaires pour la lecture des dossiers que je devais plaider. L’exercice professionnel en soi n’est pas gênant c’est juste que l’environnement n’est pas adapté et que la concurrence féroce qui frappe notre profession n’est pas réellement compatible avec la cécité. Je ne me reconnaîtrai jamais le droit de décourager un jeune aveugle qui voudrait devenir avocat ne serait-ce que parce que je ne suis pas l’alpha et l’oméga de la cécité. Je me permettrai néanmoins de lui conseiller la prudence car tout le monde n’aura pas la chance d’avoir eu comme moi un entourage pour le soutenir.Comment considérez-vous l’intégration des personnes handicapées dans la société? Et au niveau professionnel?Le modèle français ne me paraît pas un bon modèle d’intégration car il est fondé quasi-exclusivement sur l’indemnisation. Ce n’est sans doute pas une démarche volontaire mais on en arrive à un résultat où on indemnise les handicapés pour palier le fait que les entreprise ont un mal fou à les employer. Elle préfère payer une somme d’argent pour ne pas avoir à le faire. Dès lors, l’autre dommage est que les gens qui ne connaissent pas les handicapés tiennent à leur sujet des propos maladroits et expriment une peur de l’inconnu. S’il y avait plus d’handicapés dans le monde du travail, on approcherait de ce qui me paraît indispensable : la banalisation.Quelles sont vos idées pour améliorer cette intégration?Je pense qu’il faudrait tendre vers la transformation d’une bonne partie du dispositif indemnitaire des handicapés en une espèce de RSA pour les handicapés qui conditionnerait une indemnité à la recherche d’un emploi. Qu’on me comprenne bien. Pour en arriver à un tel dispositif, la balle n’est pas dans le camp des handicapés mais dans celui des pouvoirs publics et surtout du monde de l’entreprise. Il faudrait parvenir à supprimer ce choix entre embauche d’un handicapé ou paiement d’une somme d’argent ou alors augmenter le montant de cette somme afin de la rendre dissuasive. Tant que les entreprises n’accepteront pas de jouer le jeu de l’embauche des handicapés, il faudra maintenir le système en l’état. Le problème, c’est que je crois savoir que, même avec l’indemnisation, certains handicapés atteignent le seuil de pauvreté. Il faut donc de toute urgence leur permettre de travailler. Cela implique également un changement dans les mentalités, une meilleure connaissance par la population du handicap et des handicapés. Cela mériterait un débat national qui serait autrement plus utile que celui qu’on a cru devoir organiser cette année sur l’identité française.    Propos recueillis par Johanna Amselem 20/09/2010

Kateb Yacine, la culture au service de la démocratie

Ouverte depuis 2005, la médiathèque Kateb Yacine incarne la concrétisation de la politique de la municipalité grenobloise en matière d’accessibilité. Visite. Quoi de plus démocratique que la culture ? Aujourd’hui la réponse semble évidente mais ça n’a pas toujours été le cas. Indispensables à la vie d’une cité, les bibliothèques sont longtemps restées inaccessibles, notamment aux personnes handicapées. Fort heureusement, la donne a changée. Bien décidée à démocratiser la culture, la ville de Grenoble s’est elle-aussi mise au goût du jour en inaugurant, il y’a 5 ans, la bibliothèque Kateb Yacine. Située au cœur du centre commercial de Grand’Place, cette bibliothèque est venue remplacer l’ancienne structure lors de la rénovation du centre. L’occasion pour les architectes de plancher sur une problématique aujourd’hui essentielle dans le domaine de l’urbanisme, l’accessibilité. La bibliothèque municipale Kateb Yacine apparait désormais comme un modèle en la matière. Réparti sur deux niveaux, le complexe s’étend sur 2700 m². Chaque étage est construit de plein pied et un ascenseur permet d’accéder au niveau supérieur. Dès l’entrée, un équipement EO guidage permet aux malvoyants de se diriger en toute tranquillité à travers le bâtiment. Mais ce qui surprend à Kateb Yacine, hormis l’impressionnante collection que propose l’établissement, c’est l’espace. Là aussi les architectes ont réussi leur pari. Les travées ont été spécialement conçues de manière à permettre à deux fauteuils de se croiser sans risquer le carambolage. Il en est de même pour l’espace de travail dont les tables sont toutes adaptées. De part et d’autre de la salle principale, de nombreux équipements ont été mis en place pour accueillir les personnes déficientes. Repères lettrés, vidéo agrandisseurs, plages ALVA braille, l’établissement possède également une collection de plusieurs centaines d’ouvrages à gros caractères. « L’accessibilité a toujours été et reste une priorité », explique Jean-Marc Vidal, conservateur, « tous les équipements font partie du service Hibou’x, destiné aux personnes atteintes d’un handicap visuel. Nous proposons un accompagnement individualisé ainsi qu’un service de lecture et de portage de livres à domicile ». TOUJOURS PLUS LOIN Si les équipements de la bibliothèque Kateb Yacine ont été maintes fois salués, la municipalité n’est pas du genre à se reposer sur ses lauriers. Au fil des années, l’établissement est devenu un acteur incontournable de la vie culturelle grenobloise. Festivals, conférences, rencontres et expositions, les couloirs du bâtiment ne désemplissent jamais. Et c’est justement sur ce type d’évènements que se portent aujourd’hui les attentions : « Nous travaillons avec plusieurs associations de l’agglomération et notamment Valentin Ouïe, afin de généraliser les traductions en langue des signes lors des conférences » précise M.Vidal. En mars dernier, à l’occasion du printemps du livre, la bibliothèque a mis en place une traduction audio descriptive, une première expérience qui s’est avérée concluante et qui devrait devenir monnaie courante lors des prochaines manifestations. Livres, dvd, cd et partitions, la bibliothèque municipale étonne par la diversité des collections qu’elle recèle. Mais ce qui fait sa fierté c’est avant tout l’artothèque qui rassemble près de 1800 estampes et photographies témoins des divers courants artistiques du XXème siècle. En cinq années seulement, la bibliothèque Kateb Yacine s’est imposée comme un exemple de modernité et contribue à la qualité de vie de milliers de grenoblois. Morgan BARTHELEMY15/09/2010

UPTIH : un challenge audacieux

L’Union Professionnelle des Travailleurs Indépendants Handicapés a réalisé sa conférence de presse dans un lieu symbolique. Pour l’occasion, l’association avait réservé la salle du restaurant « Dans le noir ? ». Un endroit atypique pour une expérience sensorielle hors du commun. Après avoir posé son sac au vestiaire, des personnes aveugles guident les participants à l’intérieur de la salle noire. Aucune lumière ne filtre, il est impossible de savoir qui sont les personnes assises à côté de nous ni de deviner la disposition de la salle. Après avoir apprivoisé le noir, il est temps de se concentrer sur la conférence de presse. Le président de l’Uptih, Didier Roche, présente les objectifs. Il est parti d’un chiffre, d’un constat simple : il y a en France 58 000 travailleurs indépendants handicapés. Chaque année, plus de 3 000 créateurs d’entreprises sont soutenus par l’AGEFIPH. « Il faut permettre à ces personnes d’exister et de pouvoir peser dans la reconnaissance de leur statut et de leur activités », explique Didier Roche. L’Uptih apporte un soutien en termes d’informations, de contacts, de réseau et de conseils. L’Uptih souhaite démontrer la viabilité des projets présentés par les personnes handicapés face aux clichés de la sous qualification. L’Uptih veut aussi accompagner les entreprises vers une meilleure connaissance de la thématique du handicap, l’autre enjeu est de donner envie à la nouvelle génération d’entreprendre. L’association veut se battre contre l’idée reçue que le handicap entache les compétences. Un autre témoignage vient apporter un aspect encore plus humain à ce projet. C‘est le cas du binôme de Nacira Sedrani et d’Olivier Arnaud-Freaut. Olivier accompagne Nacira dans des taches de trois ordres différents. Il l’aide à effectuer des tâches qui peuvent être fastidieuses pour une personne malvoyante, il l’aide aussi à concevoir son business plan et enfin, l’aide apportée par Nacira est aussi d’ordre sociale. Il reste maintenant à l’Uptih de se faire davantage connaître, mais comme le résume parfaitement Didier Roche « Le 1ère clé de la réussite, c’est de savoir s’entourer, la deuxième c’est la rage de vaincre, la foi en soi et en son projet ».   Johanna Amselem06/09/2010

OCIRP 2010: Féliciter et Encourager

Un mot d’ordre: Encourager. C’est dans un lieu chargé d’histoire et au décor somptueux qu’a eu lieu la troisième édition du Prix OCIRP "Acteurs Economiques et handicap". L’OCIRP (Organisme Commun des Institutions de Rente et de Prévoyance) est né en 1967, à partir d’un constat simple : alors que le veuvage précoce, le handicap, la dépendance sont pourtant reconnus comme des risques sociaux, ils restent très insuffisamment couverts par les régimes légaux de protection sociale. Ce prix récompense les efforts de chacun dans le cadre professionnel et collectif concernant l’intégration des personnes en situation de handicap. Le plus important? Mettre en avant les initiatives pour que les personnes handicapés retrouvent une place entière et citoyenne. Parmi l’ensemble des projets reçus, il y en a 53% issus de l’économie sociale, 1/3 du privé et 13% du public. Il faut noter aussi une prépondérance des projets venant de l’Ile-de-France. Une cérémonie convoitée Dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, de nombreuses personnes se sont pressées pour applaudir les lauréats 2010. Et cette année encore, de belles idées et des projets intéressants. Au total huit prix ont été décernés dans le domaine de l’éducation et de la formation, un domaine primordial car l’intégration dépend avant tout de la formation. Dans la catégorie Education et Formation, parmi les trois candidats en lice, le prix a été décerné à l’Institut en Masso-Kinésithérapie pour Déficients Visuels. Une formation accessible et adapté aux personnes déficientes visuelles. Dans la catégorie Acteurs publics, deux prix ont été décernés parmi les quatre candidats. Le Bureau de la Recherche géologique et Minières a été récompensé pour son intégration des personnes handicapées, ces derniers réparent les vélos mis à disposition sur le centre. L’autre prix a été attribué à la Mairie d’Eslourenties Daban pour la création d’un pôle Handipêche accessible et conçu pour les personnes handicapées. Pour les acteurs privés côtés, parmi les deux candidats, le prix a été décerné à Thales pour sa sensibilisation sur l’autisme et son envie de faciliter l’insertion et la formation des personnes autistes. Chez les acteurs privés non côtés, Prime heure l’a emporté avec son horloge conçue pour appréhender le temps différemment. Deux autres prix ont été remis chez les acteurs de l’économie sociale. Quatre candidats espéraient cette récompense, c’est finalement l’Association Abej Solidarité et l’Association La Rencontre qui ont été récompensées. La première vient en aide aux personnes handicapées sans domicile fixe, la seconde propose une crèche mixte accessible aux enfants handicapées. Et enfin, comme dans tous les concours, il fallait un coup de cœur du jury. Pour cette édition 2010, il a été décerné à Radio Coteaux, une radio locale du Gers et de Haute Dordogne. La particularité de cette radio est l’émission "Sous les Coteaux, la plage" animée par des traumatisés crâniens.   Johanna Amselem01/08/2010

La coiffure enfin accessible à tous

Des coupes, des couleurs et des mises en pli accessible à tous... Depuis le 16 juillet dernier c’est possible à Grenoble. Christope Tirard, coiffeur malentendant dirige le premier salon entièrement destiné à accueillir tous types de handicap. Reportage. Il est 15h et le soleil d’été frappe de toute sa force les façades flambant neuves du nouveau quartier de Bonne à Grenoble. Le regard franc, le coup de ciseaux net, Christophe Tirard achève sa dixième coupe de la journée. Un coup d’œil vers les lèvres du client où il déchiffre : « c’est super, merci ! ». Il relâche alors son sérieux, son sourire laisse comprendre sa satisfaction. Mais la plus grande fierté de Christophe ce n’est pas seulement de ravir ses clients, c’est le lieu où il les accueille. Car il s’agit du premier salon de coiffure entièrement accessible aux personnes handicapées. Et autant dire que ca se bouscule au portillon. Mais pour rendre un tel endroit accessible, il a fallu bien évidemment que l’environnement dans lequel il se trouve le soit. Bien décidée à montrer l’exemple, la ville de Grenoble à réalisé son nouveau quartier résidentiel en tenant compte, à la lettre, des normes imposées par la loi de Janvier 2005. Avec ses 90 centimètres de large, la porte d’entrée située au niveau de la chaussée permet à tout type de visiteur de la franchir. Les personnes malvoyantes, sont elles accueillies par un haut parleur situé à l’extérieur. Du prix de la coupe aux horaires d’ouvertures, tous les renseignements sont diffusés. Il suffit pour cela de disposer de la télécommande Navigueo conçue par l’entreprise lyonnaise EO Guidage. Un aménagement au poil Une fois à l’intérieur, le client malvoyant peut accéder à une console parlante munie d’un plan tactile du salon. Une astuce bien utile pour se retrouver dans les 176 m² qui composent le salon. Au sol, les dalles comportent des reliefs différents pour permettre de circuler en toute sécurité d’une pièce à l’autre. Première étape, les bacs à shampoing. « Une épreuve souvent redoutée par les personnes à mobilité réduite à cause de l’inconfort de sièges », explique Christophe. Ici, tout est prévu, les sièges inclinables à volonté offrent un bon maintien. L’un des bacs est quant à lui destiné aux personnes tétraplégique, dépourvu de siège, il est réglable en hauteur. Une fois installé, on surprend son reflet dans le miroir installé au dessus de l’entrée de la pièce. Une astuce trouvée par notre coiffeur malentendant pour pouvoir lire sur les lèvres de se clients. Côté coiffure, là aussi le maître mot reste l’accessibilité. Les tables situées à 83 centimètres du sol permettent à n’importe quel type de fauteuil de venir se placer en dessous. Là aussi, les miroirs jouent un rôle primordial dans le dialogue entre Christophe et ses clients. Les toilettes sont elles-aussi faciles d’accès. Tout est prévu pour faciliter la vie aux clients. « J’aime beaucoup faire des coupes travaillées, mais la plupart du temps je réalise des choses très simples pour que le client, aussi mobile qu’il soit, puisse se recoiffer sans trop d’efforts à la maison », raconte-t-il. Le salon de Christophe, premier du genre, est en réalité un pilote mis en place par l’Oréal. Aussi, devrait-on voir une série de coiffeurs accessible fleurir dans les prochaines années à travers l’hexagone PORTRAIT Christophe Tirard, gérant du salon. Si diriger le premier salon entièrement accessible est une fierté pour Christophe, c’est avant tout une consécration. A 40 ans, son parcours de coiffeur professionnel n’a pas été un long fleuve tranquille. « Quand j’étais jeune, je voulais être pilote d’avion » se souvient-il avec nostalgie. Pourtant, le handicap est là et il faudra faire avec. Boulanger, agent d’entretien, voilà les quelques professions auxquelles certains le destinaient, « je ne pouvais choisir que des métiers où ma surdité passerait inaperçue, loin du public », se remémore-t-il avec amertume. Christophe n’a cependant jamais revu ses ambitions à la baisse. Son goût pour la perfection et l’esthétique le dirigent très vite vers une formation de coiffeur. Là, le début de la galère commence : « j’ai du démarcher auprès de 30 patrons différents avant que quelqu’un accepte de me prendre en apprentissage. Pour eux, le handicap rendrait ma formation trop fastidieuse et pouvait faire peur aux clients ». Malgré tout, la persévérance de Christophe finît enfin par payer. Il décroche son premier CDI à Grenoble et part très vite aux quatre coins de la France, dans les plus grands salons. C’est avec des kilomètres de cheveux coupés derrière lui qu’il revient à Grenoble en 2004. Il monte alors son propre salon dans un petit local où, petit à petit, il se fait un nom. Mais ses projets ne s’arrêtent pas là, l’idée d’un salon accessible à tous les handicaps commence à germer. Il entre alors en contacte avec le poids lourd de la coiffure, L’Oréal. Son projet fait mouche. L’entreprise décide alors de monter, avec lui, un salon pilote accessible à toute personnes en situation de handicap. « C’est l’aboutissement de longues années de travail. Aujourd’hui je ne permet pas aux personnes handicapés d’être coiffées comme tout le monde, je fais ce que tout bon coiffeur se doit de faire ».   Morgan BARTHELEMY 01/08/2010

En 2010, le Parc des oiseaux de Villars les Dombes (Ain/Rhône-Alpes) fête ses 40 ans.

En 2010, le Parc des oiseaux de Villars les Dombes (Ain/Rhône-Alpes) fête ses 40 ans. A cette occasion, Emmanuel Visentin, directeur du Parc et Eric Bureau, vétérinaire du Parc, ont présenté, après un bref rappel de l’histoire de ce parc, la programmation des évènements qui permettront de découvrir et de comprendre les 40 ans d’histoire qui ont marqué et forgé la notoriété, la renommée, l’expérience du Parc des Oiseaux. Lors de son inauguration, en 1970, son fondateur Monsieur Jean Saint-Cyr, déclarait «Nous célébrons aujourd’hui la prise de conscience d’un impératif de notre époque : la sauvegarde de l’environnement et la recherche de sa mise en valeur ». En 2010, ces propos sont d’actualité et tracent le chemin d’un avenir toujours plus soucieux d’un environnement, dont la dégradation menace de plus en plus la survie de nombreuses espèces d’oiseaux. Cet anniversaire intervient alors que l’UNESCO a proclamé 2010 « Année Internationale de la Biodiversité », dans laquelle le Parc des Oiseaux s’inscrira tout au long de la saison au travers d’expositions et d’opérations de sensibilisation : nouvel espace, une nouvelle destination…. l’Afrique « les Terres de Calaos » dans lequel sera présentée l’une des plus importantes collections de Calaos en Europe. Le Parc des Oiseaux qui adhère à la charte « Tourisme Handicap », est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. La possibilité de rendre accessible le Parc aux personnes malentendantes et malvoyantes est à l’étude et devrait se concrétiser dans les mois prochains. Enfin, à partir de juin, un outil multimédia d’aide à la visite, à télécharger sur les téléphones mobiles sera proposé aux visiteurs. Le téléchargement gratuit sera disponible sur le site. Internet du Parc des Oiseaux ou grâce à des bornes d’accès placées dans le Parc. Pour en savoir toujours plus sur les oiseaux, tout en s’amusant, le Parc des Oiseaux propose un jeu pédagogique « Suivez le fil » et un livre, récemment édité : « le Parc des Oiseaux » qui dévoile les secrets de son histoire, de ses coulisses, et présente ses projets d’avenir, ses ambitions, parfois même ses déceptions, au travers d’un ouvrage ludique et très visuel réalisé sous forme d’abécédaire. Disponibles à la boutique du Parc. Renseignements : Parc des Oiseaux de Villars les Dombes – Tél. : 04.74.98.05.54, Fax : 04.74.98.27.74 – Monique VINCENT13 JUIN 2010

 http://www.parcdesoiseaux.com

Soirée partenaires FFSA 2010

« Essentiel » est une exposition collective d’artistes en situation de handicap mental ou psychique. Des artistes qui travaillent au Centre d’Aide par le Travail (CAT) de Ménilmontant, dans le 20ème arrondissement de Paris. Le Carré Baudouin accueille un panel de 40 ans d’art brut et singulier, parmi les artistes mis à l’honneur, il était possible d’y admirer les créations de Joseph Tibi. Cette exposition permet d’amener les néophytes et les initiés à apprécier cet art. Dans ce lieu, plusieurs salles et plusieurs artistes se côtoient. A chaque salle son ambiance et ses couleurs. Philippe Lefresme a choisi de faire des peintures colorées, des commodes et des objets. Joseph Tibi présente plus de 20 toiles, le bleu prédomine. Tous les artistes ont un age, un vécu différent et donc chacun a son expérience artistique. L’exposition peut être défini en trois mots : éclectisme, liberté et perfectionnisme. Dans l’art brut, l’artiste peut peindre ce qu’il veut, ce qu’il voit, il n’y a aucune autocensure. Cet art ne met jamais l’artiste dans l’incapacité, il y a toujours une pureté dans la création. D’ailleurs, l’œil est souvent présent dans les représentations, il peut être interprété comme l’envie d’être vu ou comme l’œil du spectateur. La dernière salle de l’exposition regroupe une diversité des pratiques et des matières. Rencontre avec Jean-Louis Vaez-Olivera, Directeur général du groupe UGECAM et Sophie Roznowski-Leignel« Les établissements du groupe UGECAM ont signé un partenariat avec la FFSA et Handisport. Ce texte vise à développer le sport dans l’ensemble des établissements du territoire national. Le Groupe UGECAM s’engage à ouvrir ses établissements aux associations et à promouvoir la pratique d’activités physiques auprès de ses patients. Cette pratique sportive pourra prendre plusieurs formes : des journées découvertes ou encore des compétitions. C’est d’ailleurs un projet de vie pour nous, nous développons ce qui existe déjà au niveau local. C’est essentiel de développer la pratique du sport dans nos 220 structures, c’est une partie importante de la prise en charge de nos patients. Nous sommes convaincus que la pratique du sport peut participer au retour à l’autonomie des patients. Que cela soit dans les établissements de soin ou dans les structures de vie, le sport fait du bien au quotidien. Le sport a une réelle importance dans nos structures. Par cette convention, le groupe s’engage aussi dans une prise en charge des personnes qui va plus loin que les soins». Comme le rappelle la FFSA, de son côté l’engagement porte sur l’animation et l’encadrement des activités découvertes et/ou des challenges en direction des patients et du personnel. IL s’agit aussi d’offrir aux patients non affiliés une assurance « passeport à la carte » leur permettant de participer aux rencontres sportives. Rencontre avec Charles Myara, Commissaire de l’Exposition « L’histoire entre le CAT et moi est plutôt singulière. Depuis deux ans, je suis impliqué dans la vie du CAT à travers des opérations d’exposition, et de vente d’œuvres. Pour le FFSA, j’ai organisé deux évènements. Quand on m’a parlé d’organiser cet évènement pour que les oeuvres puissent être exposées, je me suis empressé de trouver un lieu emblématique du patrimoine. De là est venu ce quartier populaire et artistique. A partir des collections existantes, nous avons fait une sélection des œuvres et avec les 2500 créations existantes il y avait de nombreuses réserves ! Une première sélection de 200 œuvres a été faite. Les artistes présents ont un travail représentatif de l’art brut et singulier. C’est une véritable prise de parole sociale, politique et artistique. Cette exposition est caractérisée par une énergie dans la création, un talent, une obsession créative et une absence de culture artistique. On peut remarquer une multitude de symbole dans les œuvres de ces artistes. Le portrait est un genre courant mais cette salle des portraits est époustouflante. Pour l’avenir, cet évènement est l’acte fondateur d’un projet important. Il est question de mettre en place un centre d’art brut et singulier pour accueillir les collections du centre et celles de tous les autres centres. Nous sommes actuellement en discussion avec les acteurs publics et nous recherchons des mécènes. Dans mon agence, je souhaite adopter une position culturelle et éthique ainsi qu’engager la responsabilité sociale. » Johanna Amselem18/06/2010

 http://www.ffsa.asso.fr

H@ndidom

L’Institut de développement des activités de proximité (IDAP), organisait le 6 mai dernier, un séminaire au cours duquel il présentait « H@ndidom » une autoformation accompagnée pour les intervenants, une formation des tuteurs et des cadres aux spécificités du handicap, crée en partenariat avec Handéo, première enseigne de services à la personne pour toutes les situations de handicap, sur l’espace de formations à distance idap campus.org. La formation destinée aux intervenants à domicile auprès de personnes en situation de handicap est accompagnée par un tuteur. Les contenus de cette formation sont en liens avec les diplômes du secteur (tels que le DEAVS, le DEAMP, la MCAD…). Le programme « H@ndidom » : aide le salarié à identifier ses connaissances et en acquérir de nouvelles ; informe le salarié sur les métiers, les formations, les diplômes, titres et certificats de niveau 5 de l’aide à domicile ; enfin, sort le salarié de son isolement et lui permet d’envisager une qualification dans l’aide à domicile. A l’issue de la phase d’autoformation, le salarié continuera son parcours de professionnalisation, à partir des résultats obtenus. L’IDAP fournit des codes d’accès personnels à chaque stagiaire pour une durée de 4 mois et une attestation d’autoformation à la fin de la formation. La formation destinée aux tuteurs pour accompagner l’autoformation. Cette formation, de deux jours, s’adresse à des tuteurs, pouvant être issus d’une structure SAP (Service d’aide à la personne), un organisme de formation, une plate-forme de service, un pôle ressources Handéo, un relais assistant de vie, une union départementale de prestataires, a pour objectifs : de maîtriser la relation formative entre, le tuteur et une personne ou un groupe de personnes en formation ; de savoir accompagner les salariés avec les outils d’autoformation « H@ndidom » La formation est destinée aux cadres. Cette formation de trois jours a pour objectifs d’approfondir les problématiques de l’accompagnement et les spécificités du handicap pour mieux adapter les interventions aux demandes des personnes en situation de handicap. Pour informations complémentaires, s’adresser à l’IDAP, 1 rue du 11 Novembre – 92120 MONTROUGE, Tél. : 01.46.57.31.30, Fax : 01.46.57.43.42 – Courriel : idap@wanadoo.fr Monique Vincent22/05/2010

 http://www.idap.org  

L'innovation au service du handicap

Ils sont douze candidats attendant, derrière leurs innovations, que les membres du jury viennent les voir. Autant de personnes que de projets qui veulent promouvoir des produits novateurs destinés à aider les personnes handicapés et dépendantes dans leurs vies quotidiennes. 

Pour sa quatorzième édition, le Concours à l’innovation HANDITEC est véritablement dans l’esprit des fondateurs. La volonté de ce concours était de rassembler autour de la problématique du handicap des professionnels du handicap, des scientifiques, des survivants, des universitaires et des personnes handicapées.
L’idée de ce concours est de rassembler autour de projet innovant des futurs professionnels du design et de l’architecture et de les sensibiliser à la problématique du handicap. 

 Pour cette nouvelle édition, les douze projets retenus étaient aussi variés qu’intéressants.

- Les 30m2 adapté pour un étudiant paraplégique ont séduit le public
- Le module d’habitation provisoire adapté au handicap
- Une remorque pour fauteuils électriques
- Un aide-mémoire pour personnes atteintes de trouble de la mémoire
- Un bac de jardin pour personnes à mobilité réduite
- Un système ingénieux pour libérer ses mains des béquilles quand on en a besoin
- Un déambulateur pliable
- Un pied de lit à extension variable
- Un set de voyage pour personnes âgées ou ayant des déficiences musculaires
- Un vélo couché à assistance électrique
- Les codes barres, un accès à l’information pour personnes empêchées de lire
- Une protection de pluie se fixant au fauteuil roulant A l’annonce des résultats, ce fût la surprise pour certains et la déception pour d’autres. Les membres du jury ont surtout voulu encourager les innovations et féliciter les étudiants de leurs implications. Johanna Amselem15/6/2010  

 http://www.handroit.com/concours_handitec.htm

JOURNÉES EUROPÉENNES DE L’ACCESSIBILITÉ, EN ROUTE VERS LE FUTUR.

Faire de l’accessibilité un moteur du développement des villes de demain. C’est le but que se sont fixés l’association Accès Universel, les pouvoirs publics ainsi que des dizaines de partenaires lors de la nouvelle édition des journées européennes de l’accessibilité. Ce colloque, organisé à l’école de commerce de Grenoble les 22 et 23 janvier, a réuni des centaines de participants afin d’établir un bilan des avancées et des projets en matière d’accessibilité. Emploi, culture, transports, urbanisme, communication. Tout au long des ces journées se sont succédées près de 15 conférences pour aborder un large panel de problématiques, mettre en évidence les failles existantes et les solutions à y apporter. Experts, entrepreneurs, élus et représentants d’associations ont témoigné de leur expérience et ont exposé leurs projets pour les années à venir. Un climat d’échange et de coopération internationale, justifié par la présence d’intervenants venus du Japon, d’Angleterre, d’Allemagne, d’Autriche ou encore d’Espagne. Après Paris, c’est donc au tour de la capitale iséroise d’accueillir les secondes journées européennes de l’accessibilité. Dès l’ouverture du colloque, Roland Dreyfus, président d’Accès universel a tenu à remercier la ville de Grenoble, représentée par Stéphane Gemmani, conseiller municipal délégué à l’accessibilité, pour ses avancées. Depuis de nombreuses années, la ville accorde une importance toute particulière à l’accessibilité avec notamment une nouvelle augmentation de budget à hauteur de 200 000 euros pour l’année 2010. Aujourd’hui, Grenoble fait figure d’exemple pour toutes les villes européennes en matière de transport, d’urbanisme, d’habitat et d’emploi. Ce dernier point connait désormais un nouvel élan avec la signature d’une convention entre l’AGEFIPH et la mairie qui prévoit, d’ici à 2013, l’aménagement de plus de 300 hectares afin de permettre aux personnes handicapées d’accéder plus facilement à leurs lieux de travail. Aller plus loin dans l’emploi des personnes handicapées L’emploi, justement, axe essentiel dans les projets européens de mise en accessibilité, était l’objet de la première conférence. Alors qu’il y’a 3 ans, la situation n’était pas des plus reluisantes, on pouvait s’attendre à une hécatombe après le passage de la crise. Mais pourtant, les statistiques sont là et ne sont pas si désastreuses. Selon Jean-Marie Faure, président de l’AGEFIPH, « le cadre législatif a permis de préserver les travailleurs handicapés avec une hausse de 10% contre 20% de chômage en plus pour l’ensemble des salariés français ». Des résultats encourageants donc, d’autant plus que l’AGEFIPH a réussi faire passer le nombre d’entreprises à « quota 0% » de 27 000 à 5 100 grâce à une médiation engagée il y’a maintenant 2 ans. Malgré ces améliorations, les principaux acteurs de l’emploi des personnes à mobilité réduite et déficientes restent lucides. De nombreux problèmes restent à résoudre. Pour Eric Rumeau, directeur de la santé et de l’autonomie du conseil général de l’Isère, ce domaine est confronté à trois problématiques essentielles : Favoriser les passerelles entre milieux protégés (Esat,...) et les milieux dits « ordinaires » et développer le recours aux prestataires de services. Accompagner la personne handicapée dans l’entreprise afin d’analyser ses besoins et ceux de l’entreprise pour mieux adapter les tâches. Et faciliter enfin l’obtention du statut de travailleur handicapé délivré par les Maisons Départementales des personnes Handicapées (MDPH) en réduisant les délais d’attente et le nombre de pièces à fournir. Selon les intervenants, l’accès à emploi devrait connaitre un développement dans les prochaines années. Le vieillissement de la population devrait entrainer une adaptation des lieux et des postes de travail à long terme. Une évolution bénéfique pour les personnes handicapées. Repenser les villes de demain Parler d’accessibilité implique évidemment de s’attaquer aux questions de mobilité et de déplacement. A quoi ressembleront les métropoles de demain ? Quelles normes faut-il imposer dans pour les projets de construction ? Ces questions ont fait l’objet de deux conférences consacrées à l’urbanisme et aux transports. « L’homme idéal n’existe pas. C’est l’environnement qui fait qu’une personne est handicapée. Ce n’est donc pas à elle de s’adapter mais à l’environnement d’être transformé » explique l’architecte Régis Herbin. Pour les spécialistes invités à exposer leurs observations, le problème est clair. L’accessibilité restera un casse tête si les acteurs continuent à essayer de résoudre les problèmes un à un. « Il faut une réflexion globale, imposer des normes et des exigences de qualité ». Aujourd’hui, l’accessibilité est encore une problématique sur laquelle se penche une poignée d’architectes et d’urbanistes. Selon Mr Herbin, « elle ne doit plus être une branche de l’architecture mais une norme incontournable pour toute forme de projet. Il faut pour cela modifier en profondeur le programmes d’enseignements dans les écoles ».   Se déplacer, un privilège pour les valides Si la question du transport constitue l’une des plus grandes fiertés de l’agglomération grenobloise (voir notre prochain dossier sur les transports en commun), elle a évidemment tenue une place importante dans les débats. Comme dans de nombreux domaines, le financement reste le premier frein au développement de l’accessibilité. Mais plus qu’une charge, l’accessibilité pourrait devenir profitable. C’est en tout cas l’avis de Mary Crass, Chef de la division politique et responsable de la préparation du Forum International du Transport : « il faut se placer sur le long terme car l’accessibilité pourra engendrer des bénéfices ». Grenoble, toujours pris en référence, a vu se développer une coopération entre sociétés de transport, élus locaux et associations de personnes handicapées afin de développer un projet commun et efficace. Un exemple à suivre dans toutes les villes d’Europe selon Mme Crass. « Le décret-loi du 11 janvier 2005 est une avancée puisqu’on parle désormais d’accès à tous, pour tous. C’est entrée dans les esprits », explique Soraya Kompany, Chef du cabinet du Délégué aux Personnes Handicapées. « Mais il reste encore beaucoup de chemin à faire. Il faut changer de culture, arrêter de penser handicap car l’accessibilité est profitable à tous ». De cette conférence, on retiendra malheureusement l’intervention de Mr Paoletti, chargé de projet chez Alstom, venu rendre compte du peu d’ambition qu’affiche le programme de mise en accessibilité du constructeur de trains et métros. Une démarche qui ne verra naitre aucun train accessible avant plusieurs années car « non profitable » sur le plan financier. Aujourd’hui, grâce à des élévateurs, Alstom permet d’accéder à certains trains, à raison d’un fauteuil par wagon. Pas simple lorsque l’on veut voyager à plusieurs ou tout simplement avec son amie ou son compagnon... Les institutions, coordinateurs et acteurs de premier plan Acteurs essentiels de l’évolution vers le tout accessible, les institutions nationales et internationales ont pour rôle de coordonner les actions menées entre les collectivités territoriales et l’échange de compétences entre les pays. Une fonction rappelée par l’administratrice du Département d’Intégration de personnes handicapées au Conseil de l’Europe, Mme Garabagiu. Invitée à se prononcer lors de la conférence, la FFSA (Fédération Française de Sport Adapté) par la voix de la conseillère technique du Comité Départemental de sport adapté de l’Isère, Maud Bougon, à tenu à revenir sur son rôle d’accompagnement des personnes handicapées vers le sport. Une initiative qui connait un essor avec le développement des formations universitaires et des formations rapides des accompagnateurs et des entraineurs sportifs. A l’heure où la question des retraites mine la plupart des pays de l’Union, celle de l’accompagnement des personnes âgées vient immanquablement à se poser. La vieillesse et les déficiences qui peuvent lui être associées seront un enjeu primordial des sociétés de demain. C’est dans cette perspective que l’AGE (Plateforme européenne des personnes âgées) fédère près de 150 organisations de l’UE qui œuvrent dans ce domaine. « Notre action touche plus de 25 millions de personnes à travers l’Europe. Nous luttons pour préserver et renforcer leur rôle dans la société et cela passe évidemment par l’accessibilité » raconte Angela Cluzel, déléguée aux affaires européennes et membre du conseil de l’AGE. La culture, une question de partage Si « l’accessibilité est un épanouissement pour tous », comme l’affirme Accès Universel, elle est avant tout une question de partage. C’est dans cet esprit que s’est tenu une conférence sur l’accès à la culture lors de la seconde journée du colloque. Initiée en 2001, l’application du label Tourisme et handicap a largement été saluée par les intervenants puisqu’elle a permis d’établir une norme en matière d’accessibilité dans de nombreux lieux culturels et touristiques, un véritable gage de qualité comme en a témoigné Thierry Renaudin, Secrétaire Général de la Maison de Victor Hugo (Paris). Tout comme les postes de travail, les salles de cinéma seront amenées à s’adapter dans les prochaines années afin de palier le vieillissement de leur clientèle. « Sous-titrage, description auditive, les techniques existent mais restent peu développées pour cause de financement », explique Isabelle Frilley, présidente de Titra Film. « Un quota devrait être imposé dans les prochaines années. C’est une nécessité puisque cela pourrait concerner 1 500 000 personnes », ajoute-elle. « Dessine moi une ville... » Culture, urbanisme, transports, emploi. Ces problématiques s’inscrivent dans une logique de développement qui modèlera la cité de demain. Mais rendre une ville accessible ce n’est pas seulement réduire les obstacles. C’est permettre aux personnes à mobilité réduite ou déficientes, de maitriser leur espace de vie à la fois sur le plan mental et physique, une ville dans le creux de la main. Cette notion, Gernot Wolfgang, directeur du projet Freiburg Für Alle (Fribourg pour tous) et Anke Dallmann, conseillère municipale de Fribourg (Allemagne) l’ont bien comprise. Ils ont développer un programme d’accessibilité afin de permettre aux personnes handicapées de vivre et se diriger dans leur ville. Un projet qui a nécessité de nombreuses années de travail et de recherche : « nous avons d’abord établi un inventaire des bâtiments, commerces et des services accessibles. Nous avons ensuite observé les parcours urbains afin de les adapter aux personnes à mobilité réduite. Nous avons alors publié cet inventaire sur internet et réalisé un guide pour les séniors et les personnes handicapées », raconte Mr Wolfgang, « ce projet permet a l’ensemble de nos citoyens de se guider à travers la ville. Nous poursuivons le travail et il permet d’avoir une vision d’ensemble des axes à développer en matière d’accessibilité. Ce projet s’étale sur 20 ou 30 ans ». L’exemple de nos confrères germaniques témoigne d’une prise de conscience à échelle internationale. Leur projet a engendré la création d’un conseil consultatif composé de personnes présentant toutes formes de handicap. Une expérience qui fait office « d’exemple à suivre » selon Nicolas Merille, Conseiller national Aménagement du territoire, Ville et Citoyenneté de l’APF qui réclame une évolution « des méthodes de concertation ». Pour lui, « l’accessibilité n’est pas une matière sociale, il s’agit d’aménagement et de développement durable, au même titre que l’écologie ». Si ces journées européennes de l’accessibilité n’ont pas permis d’engendrer de véritables mises en œuvre, elles ont contribué à dégager les enjeux et les perspectives de ce que sera la société de demain. L’Etat doit désormais appuyer ces projets, un nouveau combat pour les collectivités locales et l’association Accès Universel qui n’ont pu que constater l’absence de la secrétaire d’Etat de la famille et de la solidarité, Nadine Morano, initialement invitée au colloque. Quoiqu’il en soit l’idée fait son chemin, des projets voient le jour et du côté d’Accès Universel, on prépare déjà un colloque international. Morgan BARTHELEMY15/09/2010

Sans interdit:un projet pour tous

Il est d’usage de penser que tous les monuments, les bâtiments et les lieux publics doivent être rendus accessibles aux personnes handicapées. C’est déjà une chose nécessaire mais pas la seule solution. Mais pourquoi ne pas concevoir des constructions, des jardins, autour du handicap ? Cette réflexion Marie-Mercedes et Christophe Ghénassia l’ont aussi eu. De cette façon est né le projet, « Pas de sens interdit ». Ce jardin a été conçu avec l’appui de bénévoles et de paysagistes suivant une formation à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. Au total, cinq objectifs ont été retenus pour cette création. Un espace accessible pour une personne en fauteuil roulant, pas d’obstacle pour une personne malvoyante, solliciter les sens, s’appuyer sur une technologie novatrice et respectueuse de l’environnement, réserver des espaces pour des animations, des expositions temporaires et des séminaires de formation pour les collaborateurs des entreprises. Dans le « moulin de la Bellassière », situé dans un écrin de verdure à un moins d’une heure de Paris, ils ont décidé de concevoir un jardin autour du handicap. Un espace ludique et pédagogique pour appréhender le handicap et l’appréhender en se focalisant sur les ressources développées par les personnes en situation de handicap. Une notion importante pour Marie-Mercedes qui espère apporter à chaque personne une réflexion autour du handicap en partant des animations proposées. Ce lieu amènera les visiteurs à exploiter au maximum leurs cinq sens. En fauteuil roulant ou à l’aveugle, ils devront réaliser un parcours prévu dans le jardin. Sols adaptés, plantes odorantes, balises explicatives, braille, tout a été pensé autour et pour les différents handicaps. Les aménagements prévus utilisent des produits et des idées destinés à améliorer le quotidien de tous. L’important est que la sensibilisation soit utile, que les visiteurs puissent également se mettre à la place des personnes en situation de handicap. Etant privé de l’un de leur sens, les visiteurs valides feront davantage appel au toucher et à l’ouïe. Cette mise en situation permet de mieux comprendre et de faire tomber les préjugés pour trouver le comportement adapté face au handicap car, comme ils le rappellent, « quand on n’y est pas confronté on ne sait pas ». Voila la vraie ambition de ce jardin, permettre aux personnes de savoir quoi faire et à quel moment l’aide est nécessaire ou quand il faut laisser l’autre autonome. Ici, chaque personne partira avec les mêmes chances et les mêmes informations, un moyen de mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Ce projet a mûri pendant deux ans et le jardin devrait ouvrir ses portes courant mai-juin 2011. Les visiteurs sont tous les bienvenus. Les entreprises sont également sollicitées pour des partenariats et sont invitées à y former leurs collaborateurs. Marie Mercedes Ghénassia est très claire sur cette participation : « il ne s’agit pas seulement d’une opération de communication pour se donner bonne conscience mais une réelle réflexion doit être faite notamment en entreprise, autour de l’intégration des personnes handicapées ». Avant de penser à d’autres projets, ils veulent déjà exploiter et faire le maximum dans ce jardin. Ils aimeraient que d’autres projets fleurissent car, pour eux, « la dynamique fonctionne sur des exemples ». Au cours de nombreux voyages dans des pays d’Europe du Nord, ils ont pu se rendre compte du retard français et attendent maintenant que des projets personnels se développent. « Le jour on nous n’entendrons plus parler du handicap, notre combat sera gagné ». Pour les contacter par mail : mercedes@ghenassia.com

LE 'TOP-BRAILLE' RÉCOMPENSÉ À LÉPINE

Après le stylo à bille, le fer à repasser à vapeur, le four électrique ou encore le cœur artificiel, c’est le Le "Top-Braille" récompensé à Lépine Après le stylo à bille, le fer à repasser à vapeur, le four électrique ou encore le cœur artificiel, c’est le "Top-Braille" qui remporte le Concours Lépine 2010. Mais, qu’est ce que c’est? C’est un appareil de poche permettant la lecture instantanée en braille ou en vocal de n’importe quel texte imprimé en sept langues différentes. En partant de tout document écrit le boîtier à lecture optique retranscrit un texte en braille pour les aveugles et mal voyants, grâce à des picots qui surgissent au fur et à mesure de la lecture. Une innovation qui a conquit les 47 membres du jury puisque le "Top-Braille" a été élu à l’unanimité. L’inventeur, Raoul Parienti, est un ancien professeur de mathématiques élu ingénieur de l’année 2007 sous l’égide du président de la République. Il a pensé à cette invention car sa sœur malvoyante se demandait l’utilité d’apprendre le braille alors que très peu de documents sont écrits en braille. Avec cette récompense, il espère que le prix de l’objet baissera. Actuellement, il est commercialisé à 1.680 euros, il n’est donc pas accessible à un grand nombre. Je peux vous dire qu’il y a 60.000 personnes aveugles, près de 2 millions malvoyantes en France et pas moins de 135 millions de personnes malvoyantes dans le monde mais la nécessité de ce "Top-Braille" n’est-elle pas flagrante quand on sait qu’il a été élu parmi plus de 500 inventions…alors si ça ce n’est pas la preuve que c’est utile!   Johanna Amselem qui remporte le Concours Lépine 2010. Mais, qu’est ce que c’est? C’est un appareil de poche permettant la lecture instantanée en braille ou en vocal de n’importe quel texte imprimé en sept langues différentes. En partant de tout document écrit le boîtier à lecture optique retranscrit un texte en braille pour les aveugles et mal voyants, grâce à des picots qui surgissent au fur et à mesure de la lecture. Une innovation qui a conquit les 47 membres du jury puisque le "Top-Braille" a été élu à l’unanimité. L’inventeur, Raoul Parienti, est un ancien professeur de mathématiques élu ingénieur de l’année 2007 sous l’égide du président de la République. Il a pensé à cette invention car sa sœur malvoyante se demandait l’utilité d’apprendre le braille alors que très peu de documents sont écrits en braille. Avec cette récompense, il espère que le prix de l’objet baissera. Actuellement, il est commercialisé à 1.680 euros, il n’est donc pas accessible à un grand nombre. Je peux vous dire qu’il y a 60.000 personnes aveugles, près de 2 millions malvoyantes en France et pas moins de 135 millions de personnes malvoyantes dans le monde mais la nécessité de ce "Top-Braille" n’est-elle pas flagrante quand on sait qu’il a été élu parmi plus de 500 inventions…alors si ça ce n’est pas la preuve que c’est utile!   Johanna Amselem

La chaine qu'ils attendaient

Au début il y a deux femmes, deux sœurs nées de parents sourds qui sont à l’origine de ce projet. Et une réflexion simple. Regarder les programmes sous-titrés c’est une solution mais pourquoi ne pas regarder la télévision comme tout le monde : voir les informations à n’importe quelle heure, des jeux, des émissions sportives, de mode, de cuisine et tout se qui compose les chaînes généralistes. Ce qu’elles ne veulent surtout pas c’est ce qu’elles appellent « une chaîne ghetto » qui ne parlerait que de la vie des personnes sourdes et de leurs difficultés. Gabrielle et Déborah Portnoï ont décidé de cette chaine de télévision et, de cette façon, TVisual est née. Il s’agit de la première chaîne de télévision bilingue langue des signes/français oral avec la totalité des programmes présentée en LSF. Un projet auquel les deux jeunes femmes réfléchissent depuis près de deux ans et qui devrait exister à partir de septembre 2010. Au début, il y aura une diffusion web et, très rapidement une diffusion sur les chaines du câble, et en 2012, elles répondront à l’appel d’offre de la TNT. Mais, rapidement elles ont compris que les demandes de subventions, sponsors, partenariat, etc prendraient du temps. Elles n’ont pas perdu espoir et continuent de mener à bien ce projet avec détermination et réalisme. Et comme elles veulent bien faire les choses, les deux sœurs ne cessent de demander à leurs équipes et à des personnes sourdes un avis sur les pilotes d’émissions, pour être certaines que tout correspond aux attentes du public. Pour les mauvaises langues qui jugent que la cible est trop précise, voire trop petite, le nombre de personnes sourdes en France est estimé entre quatre et cinq millions. C’est suffisant? Pour leurs parents « c’est un rêve », même si au début ils n’y croyaient pas trop, plus les mois passent et plus ils sont fiers de ce projet. Comme personne n’est oublié dans cette future chaîne, Déborah Portnoï veut pouvoir proposer un dessin animé accessible aux enfants sourds où les images suffiraient à raconter une histoire. En attendant, elle a déjà trouvé une conteuse pour égayer les programmes. La création des programmes et l’enregistrement des pilotes permettent aussi de créer des emplois et de former des personnes sourdes à différents métiers de l’audiovisuel. Pour valoriser au maximum la coopération et l’entraide, les deux femmes ont mis en place des binômes entre personne sourde et personne entendante. De cette manière, chacun fait progresser l’autre et apporte ainsi sa plus-value. Les personnes sourdes attendent impatiemment le lancement de ce nouveau programme en espérant que tout le monde s’y intéressera.Leur Blog: http://www.t1sch.com/ Johanna Amselem

 http://www.tvisual.fr/

Une entreprise solidaire

Avec des personnes handicapées dans leurs familles et une bonne dose dfesprit solidaire, il n’a pas fallu longtemps à M et Mme Petigas pour mettre au point le Handy protect place. Pourquoi eux arrivent-ils trempé jusqu’aux os le matin au bureau? Pourquoi doivent-ils subir un soleil tenace le temps de sortir de leur voiture? Un jour, Evelyne Petigas s’est posée ses questions. Et pour y répondre, elle a imaginé le Handy protect place. Le concept est pourtant simple mais il est unique. Installer un auvent au dessus des places réservées aux personnes handicapées pour leur permettre de sortir de leur voiture et de prendre le temps d’installer leur fauteuil roulant sans être mouillé ou souffrir de la chaleur. En moyenne, une personne handicapée met 5 à 7 minutes pour sortir de sa voiture et il est normal qu’elle puisse le faire dans de bonnes conditions. Le premier abri a été inauguré dans une commune européenne le 6 décembre 2008. De nombreuses entreprises ont fait confiance à cette PME et ont doté leurs parkings de cette innovation. E Leclerc, Hyper U, Carrefour les grandes surfaces ont été séduites par l’idée. Comme le raconte avec humour son mari, Christian, cette nouveauté attire même la clientèle, c’est le cas de ces deux femmes âgées: «maintenant que le parking de ce supermarché s’est doté de cet aménagement c’est ici que nous allons venir faire nos courses». Jusqu’à maintenant tout était couvert sur les parkings; les caddies et les poubelles, tout sauf les personnes. Et plus que les hypermarchés, les entreprises se sont aussi tournées vers ce produit. C’est par exemple le cas d’Orange et HP France. Les entreprises qui investissent dans ces aménagements peuvent apposer leur logo sur l’auvent, un bon moyen de faire du marketing intelligent. Et cette PME ne compte pas s’arrêter là. Un autre projet est en cours, il s’agit de créer des emplacements réservés aux femmes enceintes ou avec des poussettes. Elles seront aussi destinées aux personnes qui connaissent un handicap temporaire. Mais, alors que certaines entreprises sont séduites pas ce projet, l’entreprise a plus de mal à convaincre les politiques. Pour faire bouger les choses, Christian Petigas ne compte plus les allers-retours dans toute la France et le nombre de dossiers envoyés. «Il faut trouver un deal avec les conseillers de Nadine Morano. "Sans réglementation, la France ne fera rien". Johanna Amselem

REPORTAGE AU TOGO

Du 30 avril au 30 juillet 2008 nous avons passé trois mois au Togo, riches en émotions, en rencontres et en découvertes.Cet article est le deuxiéme volet d’une série de 3 documents.Après la présentation du pays (TOGO 1) , aprés avoir vu le mode les modes de prise en charge (TOGO 2). Nous vous présentons les structures visant à aider les enfants handicapés.

 http://www.handitec.com/modele7.asp?iPageID=235

Anne, de l’ombre à la lumière

Un phénomène de société, peut-être. L’amour d’un père pour sa fille, certainement. L’affaire a été reprise par de nombreux médias français. Emission de radio, une des journaux, reportage télévisé, tous ne semblent parler que de cette fameuse webcam. Une caméra qui devrait être installée dans la chambre d’une jeune femme handicapée et qui devrait la filmer 24h/24. Touché par l’explosion médiatique inattendue de cet événement, Didier Lamic, reconnaît avoir appuyé par mégarde sur le « bouton » des médias. A l’origine, une initiative qui lui semble anodine. Il est allé présenter son site internet dans un journal local, présentation qui s’est retrouvé en Une. Mais, derrière ce buzz médiatique se cache un site internet. Désuet au premier abord, le site se révèle riche en informations sur le handicap. Philosophie, photos, chansons, livre d’or ; c’est une visite dans la vie d’Anne, 32 ans. Cette jeune trentenaire est handicapée moteur cérébral depuis sa naissance. Elle ne peut ni marcher ni parler.  Interrogé, son père, Didier Lamic, exprime avec franchise ce qui le motive à mettre en place cette webcam : « C’est une idée personnelle, je veux faire sortir Anne de l’ombre et du silence. C’est une personne de 32 ans que je veux faire reconnaître comme une personne humaine. » Selon lui, Anne est sortie du silence en ayant reçu des lettres de la France entière et du monde. Sortir de l’ombre, lui rendra sa dignité et ne fera plus d’elle une personne cachée. « Je ne veux pas la mettre en pâture et je n’ai aucun intérêt financier dans cette affaire. Je ne recherche ni le pathétique ni le sensationnel ». Au total, ce sont plus de 1200 messages qui ont été laissés pour lui et l’ensemble de sa famille sur le livre d’or, le forum ou les boites mail. « 95% des mots sont touchants et favorables à notre démarche » explique Didier Lamic. Au milieu de ces marques de sympathie, certaines personnes ont laissé aussi des messages blessants. Les messages peuvent être virulents et agressifs, modérés et critiques ou seulement s’interroger sur l’utilité de la démarche. Certaines de ces réactions atroces ont été laissées sur le site comme un symbole des réactions négatives. « J’ai essayé de communiquer avec chacune des personnes qui m’a écris mais il est vrai que, la plupart du temps, ceux qui m’ont critiqué ne laissent pas de coordonnées pour les joindre ».  Entouré de sa femme et de ses enfants, Didier Lamic affirme avoir une vie « équilibrée ». Entre randonnées en montagne et moments en famille, il estime ne pas avoir fait de sacrifice dans son épanouissement. « Même si nous ne partons pas à plus d’une heure de la maison pour pouvoir revenir si il y a un problème, nous prenons des périodes pour nous ressourcer », dans ces moments de repos, Anne est admise dans un service spécialisé. Dans cet établissement elle est prise en charge dans des locaux adaptés et un bilan de santé peut aussi être réalisé. Pour lui, les vacances idéales sont celles qu’il passe avec sa femme et qu’il organise seul en Inde ou au Népal: « je trouve que les voyages organisés ressemblent à des tunnels où l’on ne parle à personne ». C’est certainement cet esprit d’aventure et ces voyages à l’autre bout du monde qui lui ont donné cette tolérance et cette ouverture d’esprit. « Stade de réflexion » Didier Lamic a déjà annoncé se donner une période de réflexion concernant la caméra dans la chambre de sa fille. S’il a décidé de rencontrer des représentants de certaines associations de personnes handicapées, c’est parce que Didier Lamic voulait leurs avis. « J’en suis à un stade de réflexion, je ne veux causer de tort à personne ». Les réactions qui s’enchaînent suscitent une période de réflexion chez ce père. « Des personnes handicapées m’ont confié avoir peur que cette retransmission vidéo ne porte atteinte à leur image ». Affecté par cette couverture médiatique excessive, Didier Lamic a conscience de certains aspects positifs de cette aventure. Il retiendra des contacts à travers le monde et toujours plus d’informations sur le handicap.   Johanna Amselem

Une visite au parc de Bagatelle

Dans un écrin de verdure le parc de bagatelle accueille régulièrement des expositionsNous avons admiré pour vous ce joyaux et vérifié qu’il était bien accessible à tous...... Pascal CHARPENTIER21/08/2008

 http://www.handroit.com/modele7.asp?iPageID=236

Sportifs à l’honneur

« Je n’aime pas qu’on me regarde car j’ai peur du jugement des autres et de leur regard ». Voila l’un des courtes phrases qui décorent les affiches du 95 avenue de France dans le 13ème arrondissement de Paris. Du 22 avril au 14 mai 2009, l’exposition « Les sportifs, les artistes » a lieu dans le hall de réception du secrétariat d’Etat aux Sports. Sur plus de cinq panneaux différents, de magnifiques clichés pris par Eva Michaud montrent aux visiteurs des sportifs handicapés épanouis. Depuis de nombreuses années, il est prouvé que le sport permet une meilleure intégration des personnes handicapées. Pour aller dans ce sens la FFSA, Fédération française de sport adapté, propose dans toute la France des cours de sports conçus tout particulièrement pour les personnes handicapées. Participer à de telles activités permet un épanouissement réel. Natation, course à pied, ping-pong et judo beaucoup de sports sont dans cette exposition mis en valeur. Que le handicap soit physique ou mental ce qu’on retient de tous ces clichés c’est l’envie et le plaisir que ces personnes semblent éprouver.Plus que des sportifs, ce sont aussi de véritables artistes qui sont mis en valeur. En effet, des passionnés de cirque sont aussi cités par de petites phrases. Toutes les maximes qui agrémentent les images veulent retranscrire l’état d’esprit des personnes handicapées. Des sourires, des gens heureux, ces photographies immortalisent simplement des êtres humains. Johanna Amselem