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ALZHEIMER

Définition

La maladie d’Alzheimer est une lente dégénérescence des neurones, qui débute au niveau de l’hippocampe puis s’étend au reste du cerveau. Elle se caractérise par des troubles de la mémoire à court terme, des fonctions d’exécution et de l’orientation dans le temps et l’espace. Le malade perd progressivement ses facultés cognitives et son autonomie. La connaissance des facteurs de risque et des mécanismes de cette maladie a évolué de façon spectaculaire au cours des dernières années. Ces progrès ont permis et permettront la mise en oeuvre de stratégies thérapeutiques très prometteuses. Ainsi environ 900 000 personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer aujourd’hui en France. Elles devraient être 1,3 million en 2020, compte tenu de l’augmentation de l’espérance de vie. (Cf. article de l’INSERM : http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/alzheimer)

Si votre proche ou vous-même pouvez encore résider à domicile, des aides existent.
Car la maladie d’Alzheimer génère de nombreux coûts pour les familles, dont l’emploi d’une aide à domicile. Elle oblige aussi souvent l’un des proches à cesser son activité professionnelle.
L’établissement du diagnostic permet la classification en ALD, Affection de Longue Durée.
Cette reconnaissance demandée par le médecin généraliste permet de bénéficier d’une prise en charge à 100 % des soins, de l'hospitalisation et des frais de transport.

AIDES FINANCIERES

ALLOCATION PERSONNALISEE D’AUTONOMIE (APA)

-Toute personne âgée de 60 ans, résidant en France : qui a besoin d’une aide pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne (aide à la toilette, aide à l’habillement, transferts, aide à la prise des repas, sorties,...) ou dont l’état nécessite une surveillance régulière. Elle est attribuée par le Conseil Général aux personnes ayant une perte d’autonomie définie par un groupe GIR (Groupe Iso Ressources) de 1 à 4 déterminés au moyen de la grille AGIR. Son montant varie en fonction du GIR.
Dossier de demande d’APA à effectuer auprès du conseil général, CCAS OU CLIC. 

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PRESTATION DE COMPENSATION DU HANDICAP(PCH)

Si le patient a moins de soixante ans, il peut bénéficier de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) versée par le Conseil général. Elle permet de financer une partie des frais d'intervention d'une tierce personne et des besoins techniques nécessaires à l'amélioration de la qualité de vie de la personne 

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ALLOCATION ADULTE HANDICAPE (AAH)

Allocation versée en compensation d’une perte de salaire liée au handicap. Les malades Alzheimer jeunes peuvent solliciter cette aide auprès de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF).

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​CARTE D’INVALIDITE (CMI)

 Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer peuvent demander une carte d'invalidité auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Elle permet de bénéficier d’avantages fiscaux et de nombreuses réductions (transports, musées…) 

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LES AIDES DE LA CNAV

 Les aides individuelles pour la prise en charge des interventions à domicile de la Caisse nationale d’assurance vieillesse ou des Caisses de retraites régionales d’assurance maladie, ciblent les retraités les plus autonomes, c’est-à-dire classés dans le groupe iso-ressources 5 et 6 de la grille AGIR. A noter que les aidants peuvent bénéficier d’un congé de soutien familial. Il permet à toutes les personnes exerçant une activité professionnelle de s'absenter pendant une durée de trois mois (renouvelable dans la limite d'un an) pour s'occuper d'un parent dépendant. Ce congé ne peut être demandé qu’après un an d’ancienneté mais ne peut pas être refusé par l'employeur. Si le proche peut encore résider à domicile, des aides existent. Car le grand âge comme la maladie génère de nombreux coûts pour les familles, dont l’emploi d’une aide à domicile. Il oblige aussi souvent l’un des proches à cesser son activité professionnelle.

 En savoir plus :

Aides aux aidants

Allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie peut être attribuée. Elle permet de rémunérer toute personne chargée de s'occuper d'un proche en fin de vie. Le bénéfice de cette allocation est soumis à conditions, et son versement est d'une durée limitée. Plusieurs bénéficiaires peuvent percevoir l'allocation s'ils accompagnent la même personne, simultanément ou successivement, dans le respect de la limite des versements journaliers autorisés. Ainsi, par exemple, un salarié peut demander le versement de 10 jours d'allocations, et un autre demander à bénéficier des 11 autres versements autorisés. ​

A noter cependant que cette allocation n’est pas cumulable pour un même bénéficiaire avec d’autres prestations comme

  • l'indemnisation des congés de maternité, de paternité ou d'adoption,
  • l'indemnité d'interruption d'activité ou l'allocation de remplacement pour maternité ou paternité,
  • l'indemnisation des congés de maladie ou d'accident du travail (le cumul est toutefois possible si l'indemnisation est perçue au titre d'une activité à temps partiel),
  • l'allocation parentale d'éducation (APE) ou le complément de libre choix d'activité de la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE). Cette allocation prend fin à l'issue des versements journaliers autorisés. Elle n'est également plus versée à partir du jour suivant le décès de la personne accompagnée.

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ETRE SALARIE D’UN PROCHE

Le bénéficiaire de l'allocation personnalisée d'autonomie peut employer un ou plusieurs membres de sa famille, y compris si vous êtes en congé de soutien familial, à l'exception de son conjoint ou de son concubin ou de la personne avec laquelle il a conclu un pacte civil de solidarité.
Votre rémunération est exonérée des cotisations patronales de Sécurité sociale si la personne aidée perçoit l'APA et, entre autres cas, si elle est âgée de 70 ans et plus, ou si, âgée de plus de 60 ans, elle vit seule et doit recourir à une tierce personne pour les actes de la vie courante.

Pour les fonctionnaires et agents non titulaires : retraite à 65 ans à taux plein en cas d’interruption d’activité en qualité d’aidant familial
Les fonctionnaires et les agents non titulaires qui ont interrompu leur activité professionnelle pour s'occuper d'un membre de leur famille en qualité d'aidant familial pendant au moins 30 mois consécutifs, peuvent bénéficier, sous certaines conditions, d’une retraite à taux plein (c’est-à-dire sans décote) à 65 ans. 
Demande d'affiliation à l'assurance vieillesse d'un aidant familial

 

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CONGE DE SOUTIEN FAMILIAL

Ce congé s’adresse aux salariés, justifiant d’une certaine ancienneté dans l’entreprise, qui souhaitent suspendre leur contrat de travail pour s’occuper d’un proche présentant un handicap ou une perte d’autonomie d’une particulière gravité.
Dès lors que les conditions sont remplies, ce congé, non rémunéré, est de droit pour le salarié qui en fait la demande. 

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Questions fréquentes

ALZHEIMER : UN DÉFI ÉTHIQUE ET ÉCONOMIQUE

Comme de nombreux pays, la France connaît une révolution de la longévité.

Les plus de 75 ans – 6 millions en 2018 – pourraient être 8,5 millions en 2030 et 10 millions en 2040. Quant aux plus de 85 ans – 2 millions en 2018 – ils pourraient être 3 millions en 2030 et 4 millions en 2040. Beaucoup de ces personnes conserveront jusqu’à la fin de leur vie des capacités cognitives intactes. D’autres vont développer des troubles de l’attention, de la mémoire, de l’orientation...
Dans certains cas, ces troubles évolueront vers ce que les médecins appellent un syndrome démentiel ou un trouble neurocognitif majeur. La maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées sont une composante fréquente de ces syndromes démentiels. Elles toucheraient actuellement 1,1 million de personnes : 4 % des septuagénaires, 20 % des octogénaires et 40 % des nonagénaires.
Compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie et de l’arrivée à l’âge de la retraite des générations issues du baby-boom, 1,75 million de personnes pourraient être concernées en 2030.

Cela représente un double enjeu pour notre société :

  • un enjeu éthique d’abord, car il faut faire en sorte que, quelle que soit l’intensité de leurs troubles, les personnes malades soient toujours pleinement respectées dans leur humanité et leur inaliénable dignité ;
  • un enjeu économique ensuite, car les conséquences sociales, médicosociales et médicales de ces maladies ont un coût considérable – de l’ordre de 32 milliards d’euros par an – pour les familles concernées et pour la collectivité : environ 9 milliards pour les soins de santé, 9 milliards pour la prise en charge médico-sociale et 14 milliards d’aide informelle (prodiguée par les aidants familiaux).

 Télécharger le rapport

Livres et articles à lire

  • Alzheimer, accompagner ceux qu’on aime De Colette Roumanoff. Colette Roumanoff, auteur et metteur en scène, a accompagné au quotidien son mari malade d’Alzheimer pendant 10 ans. Dans ce livre, elle dédramatise la maladie et explique comment, en s’attachant à écouter et comprendre le malade, on peut répondre aux situations  les plus inattendues. Elle explique aussi comment mettre la bonne humeur au menu de chaque jour, comment rassurer le malade…Editions librio
  • Alzheimer, l’éthique à l’écoute des petites perceptions De Véronique Lefebvre des Noettes Quoi de plus tragique que la maladie d’Alzheimer ? Maladie de la mémoire, elle engage et altère l’être, le sens du chez-soi, le langage et la communication, le jugement et le raisonnement, et mobilise des enjeux de reconnaissance de soi et des autres. Pourtant, la maladie d’Alzheimer n’efface pas tout d’une vie ! Face aux désastres humains qu’elle provoque sur les malades mais aussi sur les proches et la société, l’auteur défend une éthique  du soin. Elle montre que l’esprit des de-mens est toujours  là, qu’il se manifeste par la persistance d’une  intelligence souterraine affective et émotionnelle encore mobilisable. Partant d’une riche et longue expérience de terrain, ce livre fait dialoguer les patients, les notions philosophiques et les questionnements éthiques, dans le souci d’aider les soignants et les proches à partager les moments clefs qui jalonnent  et l’accompagnement des malades d’Alzheimer, de la première consultation mémoire à l’entrée en institution et la fin de vie.
    Editions Eres

  • Un article trés complet et didactique sur la maladie ALZHEIMER: Le dossier complet pour mieux comprendre cette maladie (2019)

    Ce dossier proposé par Senior Transition a pour but de répondre aux grandes et légitimes questions que tout un chacun peut se poser sur cette maladie neurodégénérative (perte progressive de neurones). La maladie d'Alzheimer est la forme la plus commune de démence. Pour proposer des réponses précises et fiables à ces grandes questions, nous nous sommes appuyés sur des publications sérieuses. Vous retrouverez donc à la fin de cette page de nombreux liens qui redirigent vers les différentes sources qui ont été utilisées pour l’élaboration de ce dossier complet lire la suite

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